Politique étrangère : « Macron a retourné la situation  en trois coups de cuillère à pot » selon Chevènement
Jean-Pierre Chevènement, président du club politique République moderne, mais également à la tête de la Fondation de l’islam de France et représentant spécial de la France pour la Russie, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Pour lui, le parcours d’Emmanuel Macron depuis son élection est un sans-faute, particulièrement en matière de politique étrangère.

Politique étrangère : « Macron a retourné la situation en trois coups de cuillère à pot » selon Chevènement

Jean-Pierre Chevènement, président du club politique République moderne, mais également à la tête de la Fondation de l’islam de France et représentant spécial de la France pour la Russie, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Pour lui, le parcours d’Emmanuel Macron depuis son élection est un sans-faute, particulièrement en matière de politique étrangère.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« En tout domaine il s’impose, il incarne sa fonction », se réjouit Jean-Pierre Chevènement à propos d’Emmanuel Macron. Depuis son arrivée à la tête de l’État, le Président a rencontré nombre de ses homologues, dont Donald Trump et Vladimir Poutine. Des initiatives que salue l’ancien ministre : « Nous étions brouillés avec eux et en trois coups de cuillère à pot le président Macron a retourné la situation. » Il fait référence à la poignée de main, plutôt énergique, entre les présidents français et américain, mais également à l’accueil de Vladimir Poutine à Versailles, « pour parler franchement, sur le fond, des problèmes qui se posent ».  

« Macron a défini une approche réaliste » sur la Syrie

Même enthousiasme du représentant de la France pour la Russie au sujet de la crise syrienne. Emmanuel Macron considère désormais que le départ de Bachar Al-Assad n’était plus un « préalable à tout ». Une position nouvelle, dont il s’est justifié dans une interview au Figaro et à sept autres journaux européens, publiée jeudi : « Personne ne m'a présenté son successeur légitime! » Et il a également posé une ligne rouge, que rappelle Jean-Pierre Chevènement : « Macron a défini une position précise : s’il y a utilisation d’armes chimiques, il y aura une riposte de la France. » « Mais en même temps, reprend-il avec la célèbre formule macronienne, il prône une situation inclusive, de laquelle personne ne doit être exclu, et en particulier les représentants d’Al Assad. »

Jean-Pierre Chevènement : « Macron a défini une position précise : s’il y a utilisation d’armes chimiques, il y aura une riposte de la France. »
00:28

Selon lui, « ajouter une guerre d’ingérence extérieure à une guerre civile pour résoudre le problème » syrien serait une erreur. « Il faut définir les bases d’un règlement : l’intégrité territoriale, des zones de désescalade », recommande l’ancien ministre de la Défense. Et de conclure : « Macron a défini une approche réaliste. Il a envoyé Jean-Yves Le Drian à Moscou, c’est la bonne méthode. »

Quant à la nouvelle ministre des Armées, Florence Parly, qui succède à Sylvie Goulard, il assure qu’il s’agit « d’une femme extrêmement compétente (…), qui a tout à fait l’étoffe pour être un très bon ministre des Armées ».

Chevènement sur Florence Parly : « une femme extrêmement compétente (…), qui a tout à fait l’étoffe pour être un très bon ministre des Armées ».
00:10

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

Politique étrangère : « Macron a retourné la situation  en trois coups de cuillère à pot » selon Chevènement
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le