Pour Eric Zemmour, la délinquance est due aux « immigrés ou aux enfants d’immigrés »
« Avec l’immigration zéro, il n’y aura quasiment plus de délinquance », soutient le candidat d’extrême droite, invité de la matinale spéciale présidentielle de Public Sénat.

Pour Eric Zemmour, la délinquance est due aux « immigrés ou aux enfants d’immigrés »

« Avec l’immigration zéro, il n’y aura quasiment plus de délinquance », soutient le candidat d’extrême droite, invité de la matinale spéciale présidentielle de Public Sénat.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Il récidive. Invité ce mercredi de la matinale de Public Sénat spéciale présidentielle, « Bonjour chez vous », Eric Zemmour a pointé du doigt, comme à son habitude, l’immigration, responsable de la délinquance, selon lui.

« L’immigration, c’est la mère de toutes les batailles. C’est pour ça que nous avons une délinquance aussi explosive. Avec l’immigration zéro, il n’y aura quasiment plus de délinquance, j’en suis sûr », a affirmé le candidat d’extrême droite. Il n’y a donc, d’après lui, que des immigrés qui sont délinquants dans ce pays ? « Oui. Des immigrés ou des enfants d’immigrés », répond Eric Zemmour sur le plateau de « Bonjour chez vous ». « Allez voir dans les prisons françaises et vous verrez. Au Japon, il n’y a quasiment pas d’immigration, les prisons sont vides », ajoute-t-il quelques minutes après.

« Expulser les chômeurs étrangers de plus de 6 mois »

L’ancien polémiste entend multiplier les mesures contre l’immigration. « Je veux supprimer le regroupement familial. Le droit d’asile ne sera plus qu’une poignée de gens et pas 130.000 comme aujourd’hui. Les étudiants, pareil. Toutes les sources d’immigration, je les taris. Je supprime l’aide médicale d’Etat, je supprime les prestations sociales non contributives aux étrangers, je supprime le droit du sol, on ne sera plus Français parce qu’on est né en France de parents étrangers », défend Eric Zemmour, qui veut aussi « expulser les chômeurs étrangers de plus de 6 mois ».

Ce type de propos a déjà valu au candidat d’extrême droite des condamnations. Pas plus tard que la semaine dernière, Eric Zemmour a été condamné à une amende de 10.000 euros pour complicité de provocation à la haine raciale et injure raciste, pour ses propos sur les mineurs isolés qu’il avait qualifiés en 2020 de « voleurs, assassins et violeurs ». En 2011, il avait été condamné pour provocation à la haine raciale pour avoir affirmé que « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes… C’est un fait ». En 2019, il est condamné pour provocation à la haine religieuse suite à des propos sur les musulmans.

Partager cet article

Dans la même thématique

Philippe Brun
5min

Politique

Primaire PS : la justice rejette la demande de réintégration de Philippe Brun, qui dénonce « un coup monté » après des révélations du Canard Enchaîné

La justice a rejeté la demande du député de l’Eure d’être réintégré à la primaire PS/Place Publique. Mais face à de nouvelles révélations du Canard Enchaîné, Philippe Brun annonce faire appel de la décision et demande toujours à être réintégré à la primaire. « On a menti au bureau national du PS, en lui faisant croire qu’une plaignante s’était manifestée la veille du dépôt des candidatures, et a la justice », dénonce le député PS.

Le

10min

Politique

« Les sénateurs sont vraiment des alliés » : les maires comptent sur les sénatoriales, mais de plus en plus sont « désabusés »

Dernière ligne droite avant les élections sénatoriales dimanche 27 septembre. Chez les maires, qui représentent 95 % des grands électeurs, il y a « beaucoup d’attentes vis-à-vis de l’institution sénatoriale ». Mais de nombreux élus sont aussi « résignés, blasés, désabusés », face à « des annonces pas forcément tenues » par le gouvernement, à commencer par le plan canicule pour les écoles. Paroles de maires.

Le

Illustration of the  Cour des Comptes in Paris
7min

Politique

Nouvel impôt sur la fortune, taxe sur les holdings, révision du Pacte Dutreil : les pistes de la Cour des comptes accueillies froidement par la majorité sénatoriale

Dans une note destinée à nourrir le débat public, la Cour des comptes préconise une légère hausse de la fiscalité du patrimoine via la création d'un nouvel impôt sur la fortune personnelle, une taxe sur les holdings ou encore la révision du Pacte Dutreil. Ces pistes sont destinées à répondre « au sentiment d'injustice, qui altère le consentement à l'impôt », mais vont à rebours de la position de la majorité sénatoriale pour qui le redressement de l'économie passe au contraire par un allégement de charges et la facilitation des transmissions des biens professionnels.

Le