Pour Hamon, Fillon va « chercher des complots là où il n’y en a pas »
Le candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, s'est étonné mercredi que son concurrent de droite François Fillon...

Pour Hamon, Fillon va « chercher des complots là où il n’y en a pas »

Le candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, s'est étonné mercredi que son concurrent de droite François Fillon...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, s'est étonné mercredi que son concurrent de droite François Fillon accuse la gauche d'être derrière l'affaire d'emplois fictifs reprochés à son épouse, jugeant qu'il allait "chercher des complots là où il n'y en a pas".

"Je vois pas où se situe le complot. A ma connaissance l'employeur c'est bien François Fillon, l'employée c'est Mme Fillon. Où se situe le complot? Je ne vois pas bien", a déclaré le vainqueur de la primaire socialiste, en déplacement au salon Euromaritime à Paris.

"S'ils n'ont rien à se reprocher, eh bien la justice fera son travail et le dira; si c'est le contraire il en tirera les conséquences", a dit M. Hamon dans une déclaration diffusée par BFMTV.

"Il ne faut pas donner plus d'importance et de valeur à cette affaire qu'elle n'en a. C'est peut-être quelque chose qui relève de l'emploi fictif, peut-être pas: qu'il (François Fillon) dise sa vérité, qu'il explique cela, mais tout ça me paraît un peu curieux d'aller chercher des complots là où il n'y en a pas", a-t-il poursuivi.

François Fillon, empêtré dans "l'affaire Penelope", a dénoncé mercredi "un coup d'Etat institutionnel" venant "du pouvoir" et "de la gauche", ce que l'Elysée s'est empressé de nier, et il a demandé aux élus Les Républicains de "tenir 15 jours" face à cette affaire d'emplois fictifs présumés.

"Une opération d'une telle ampleur et aussi professionnelle n'a été montée que pour essayer d'éliminer un candidat autrement que par la voie démocratique", avait-il déjà affirmé mardi soir.

Partager cet article

Dans la même thématique

MANIF FEMINISTE ANTI RASSEMBLEMENT NATIONAL
6min

Politique

Manifestation contre le RN à Orléans : un « aveu de faiblesse » pour la gauche ou un échec de la dédiabolisation de Marine Le Pen ?

20 000 à 30 000 opposants au Rassemblement national sont attendus samedi à Orléans où se tient le congrès du parti. Associations, syndicats, mais aussi responsables politiques comme Olivier Faure, Marine Tondelier ou Bally Bagayoko feront partie du cortège. Signe d’une dédiabolisation qui n’est pas encore aboutie pour le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Ou un aveu d’impuissance de la gauche ? En 1997, une contre-manifestation avait rassemblé 50 000 personnes et les chefs de partis de gauche à Strasbourg où se tenait le congrès du Front national.

Le

7min

Politique

Pas de panier de produits sains à prix coûtant pour les consommateurs français : le texte a été rejeté par le Sénat

Jeudi, la proposition de loi déposée par les écologistes, qui entendait favoriser l’accès à une alimentation saine, a été rejetée par le Sénat. Si la nécessité de garantir l’accès aux produits de première nécessité dans un contexte inflationniste a été unanimement reconnue, plusieurs groupes politiques ont fait part de leur désaccord avec les moyens de sa mise en œuvre.

Le

Marseille: Riots and Protests in Marseille
6min

Politique

« En droit, vous ne pouvez pas avoir une interdiction générale de manifester », explique le constitutionnaliste Benjamin Morel  

Les arrêtés préfectoraux interdisant les manifestations et rassemblements se multiplient dans plusieurs villes avant la journée de mobilisation du 24 octobre et les couvre-feux sont également prolongés dans certains quartiers jusque lundi. Mais quel est le cadre législatif pour interdire des manifestations et imposer des couvre-feux ?

Le