Pour Mme Le Pen, les annonces d’Emmanuel Macron sont « une succession de malhonnêtetés »
Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, a considéré dimanche que l'intervention d'Emmanuel Macron, jeudi, avait...

Pour Mme Le Pen, les annonces d’Emmanuel Macron sont « une succession de malhonnêtetés »

Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, a considéré dimanche que l'intervention d'Emmanuel Macron, jeudi, avait...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, a considéré dimanche que l'intervention d'Emmanuel Macron, jeudi, avait été "en réalité une succession de malhonnêtetés", lors d'un entretien au 20H de TF1.

Alors que le chef de l'État a annoncé, lors de sa conférence de presse, un mécanisme de garantie de paiement des pensions alimentaires, la leader d'extrême droite a fait valoir que "ça existe déjà".

De même, à propos de l'annonce présidentielle selon laquelle toutes les pensions de retraite seront indexées sur l'inflation à partir de 2021, la présidente du RN a indiqué "qu'il n'a jamais été question qu'elle soit désindexées": "donc, c'est une annonce pour rien", a-t-elle estimé.

"Quant à l'annonce scandaleuse, ce que je considère vraiment la plus malhonnête peut-être, c'est celle sur les retraites, sur la durée de cotisation", a poursuivi Mme Le Pen.

"On dit: on ne touche pas à l'âge de départ, en revanche, vous ne toucherez pas votre retraite pleine", a-t-elle développé.

"Et donc, si c'est 62 ans, vous aurez peut-être moins 15%, et puis 63 ans, peut-être moins 10%: ce qui veut dire que la durée de cotisation va augmenter et que, compte tenu de la faiblesse des retraites qui sont livrées aujourd'hui, les gens ne pourront pas partir à la retraite parce qu'ils n'auront pas de retraite pleine", a-t-elle déploré.

"C'est pas bien de faire ça, c'est mal de la part du président de la République que de faire des annonces ainsi pour faire croire aux gens qu'on ne touche pas à l'âge de la retraite alors qu'en réalité, par un biais détourné, on y touche", a encore fustigé la finaliste malheureuse de la présidentielle de 2017.

Mme Le Pen a par ailleurs appelé, pour les élections européennes du 26 mai, à "voter pour exprimer vos désaccords aussi avec la politique nationale d'Emmanuel Macron".

Selon une étude d'opinion Harris interactive et Agence Epoka parue dimanche, la liste Renaissance portée par La République en marche arrive en tête des intentions de vote avec 23,5%, devant celle du Rassemblement national, créditée de 21%.

Partager cet article

Dans la même thématique

Meeting of Candidate in France’s 2027 presidential election, Jean-Luc Melenchon in Le Bourget
8min

Politique

« Il est l’heure de tout changer » : au Bourget, LFI met en scène sa « Nouvelle France » 

À l’occasion de la présentation de la nouvelle édition de L’Avenir en commun, samedi 7 novembre, La France insoumise a transformé le Bourget en théâtre de campagne. Scénographie immersive, démonstration de force militante et discours de Jean-Luc Mélenchon résolument tourné vers la jeunesse, le mouvement entend faire de son programme le premier acte de la présidentielle de 2027. Reportage

Le

Pour Mme Le Pen, les annonces d’Emmanuel Macron sont « une succession de malhonnêtetés »
6min

Politique

Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Une Europe en ébullition sociale. De la France à l'Italie, en passant par la Belgique, la Grèce ou l'Allemagne, une vague de contestation secoue les capitales de l'Union. Nés de mouvements lycéens et étudiants initiés en France, ces soulèvements traduisent un malaise profond touchant l'avenir de la jeunesse, la crise du logement et l'effritement du pouvoir d'achat. Face à ce front commun qui surprend les gouvernements européens, des syndicats et des associations issus de sept pays appellent à des manifestations coordonnées pour la fin du mois de novembre.

Le

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le