Pour Wauquiez (LR), Orban « a toute sa place au PPE »
Viktor Orban "a toute sa place" au Parti populaire européen (PPE), dont sont membres Les Républicains, a réaffirmé le président...

Pour Wauquiez (LR), Orban « a toute sa place au PPE »

Viktor Orban "a toute sa place" au Parti populaire européen (PPE), dont sont membres Les Républicains, a réaffirmé le président...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Viktor Orban "a toute sa place" au Parti populaire européen (PPE), dont sont membres Les Républicains, a réaffirmé le président de LR Laurent Wauquiez jeudi au Figaro.

"Je parle à Merkel comme à Orban. Il a toute sa place au sein du PPE. Il a été élu démocratiquement. Tous nos braves censeurs devraient s'en souvenir", a déclaré le patron de LR au quotidien.

Valérie Pécresse et ses soutiens ont demandé mardi, lors du bureau politique de LR, une condamnation claire du parti du "démantèlement de l'Etat de droit" en Hongrie.

Au Parlement européen, sur les 20 parlementaires français membres du PPE, 9, dont 5 membres de LR, ont voté la semaine dernière pour l'activation de l'article 7 du traité de l'UE, qui pourrait à terme conduire à des sanctions contre Budapest. Cinq se sont abstenus et trois (Nadine Morano, Angélique Delahaye, Franck Proust) ont voté contre.

"Je ne suis pas parlementaire européen", répond M. Wauquiez au Figaro, qui lui demande s'il aurait voté cette résolution.

Viktor Orban, "je ne suis pas gêné par son discours sur la question migratoire. Par contre il y a des lignes rouges à ne pas franchir comme celles de l'Etat de droit ou la liberté de la justice", poursuit-il.

"On a tort de pousser Orban en dehors de l'Europe et du PPE. Il faut arrêter d'opposer les uns aux autres", dit encore le patron de LR qui dénonce un "affrontement caricatural et artificiel Macron-Orban qui ne correspond pas à la réalité".

Le président LR du Sénat, Gérard Larcher, a lui affirmé, sur Radio Classique, qu'il "aurait voté pour" l'activation de l'article 7 du traité de l'UE car il est "fondamentalement attaché aux valeurs de l'Etat de droit telles qu'inscrites dans la charte du PPE".

Pour lui, "il faut que Viktor Orban demeure au PPE" mais "à la condition qu'il respecte la charte", insistant sur le fait que cette charte devait être "partagée".

"Il est important de garder la Hongrie dans l'Union européenne (...) mais en même temps cela ne peut pas se faire dans la négation des valeurs des pères fondateurs de l'Europe", a-t-il souligné.

Partager cet article

Dans la même thématique

social media illustration
4min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : divergence entre le Sénat et le gouvernement

En fin d’après-midi ce mardi, le Sénat examine la proposition de loi de la députée macroniste Laure Miller qui vise à interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Si le principe de l’interdiction, chère au chef de l’Etat, fait consensus à la haute assemblée, le gouvernement et le Sénat s’opposent sur les modalités juridiques de son application.

Le

Pour Wauquiez (LR), Orban « a toute sa place au PPE »
3min

Politique

Candidat de la droite et du centre : « Sur plein de sujets, nous ne sommes pas d’accord avec Bruno Retailleau », estime Marc Fesneau (MoDem)

Invité de notre matinale, le président du groupe MoDem et proche de François Bayrou est revenu sur la future campagne présidentielle. Marc Fesneau a estimé que le MoDem et l’UDI devaient construire un « projet centriste » avant de décider quel candidat soutenir et a rappelé que le centre n’était pas soluble dans la droite.

Le

MUNCIPALES 2026 Edouard Philippe holds final campaign rally ahead of 2026 municipal elections in Le Havre
4min

Politique

Sondage : Edouard Philippe bondit, l’ex-Premier ministre désormais favori pour 2027

Edouard Philippe apparaît dans le dernier baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale comme le seul candidat susceptible de se qualifier au second tour de la présidentielle face à un Jordan Bardella ultradominant. L’ancien Premier ministre enregistre une progression spectaculaire de huit points, et prend ainsi le large sur d’autres compétiteurs, comme le social-démocrate Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau, le patron des LR. Surtout, il est désormais en position de battre le RN au second tour.

Le