Pourquoi les nouveaux venus en politique parlent-ils si vite ?
Si Emmanuel Macron a fêté son premier anniversaire à l’Élysée, cela fait également un an qu’une nouvelle génération de ministres et élus novices s’est installée dans les ministères et au Parlement. Nouveaux venus en politique, certains d’entre eux semblent avoir un point commun : Un débit de parole rapide, loin des discours présidentiels. Mais alors, comment expliquer ce trait commun ? Est-ce une volonté de s’imposer ? Ou juste un effet de génération ? Décryptage devant une table de mixage avec Vianney Aubé, mixeur et ingénieur du son.  

Pourquoi les nouveaux venus en politique parlent-ils si vite ?

Si Emmanuel Macron a fêté son premier anniversaire à l’Élysée, cela fait également un an qu’une nouvelle génération de ministres et élus novices s’est installée dans les ministères et au Parlement. Nouveaux venus en politique, certains d’entre eux semblent avoir un point commun : Un débit de parole rapide, loin des discours présidentiels. Mais alors, comment expliquer ce trait commun ? Est-ce une volonté de s’imposer ? Ou juste un effet de génération ? Décryptage devant une table de mixage avec Vianney Aubé, mixeur et ingénieur du son.  
Public Sénat

Par Prescillia Michel

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Adopter un rythme soutenu

Très présente sur les plateaux télé, parfois prise à partie dans de vifs débats à l’Assemblée Nationale ou au Sénat, Marlène Schiappa, Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, a une technique bien à elle pour capter l’attention de l’auditeur.

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AFP

Pour l’ingénieur du son Vianney Aubé, la jeune ministre a « un rythme effréné » : « Quand il y a des silences, elle ne s’arrête pas, elle rebondit d’autant plus sur une autre idée ne laissant à son interlocuteur le temps de réagir ».

Afficher son volontarisme

Même constat concernant la députée Amélie de Montchalin, elle aussi représentante de la République en marche.

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AFP

« Elle est très volontaire dans sa façon de parler et scande ses propos en s’aidant de gestes des mains » analyse Vianney Aubé. Un moyen pour la nouvelle venue en politique d’imposer son rythme et donc ses idées.

Remplir les silences

Chez les hommes, un autre ministre a rejoint le camp des « politiques mitraillettes » : Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’État en charge du Numérique.

Lors de son interview sur France Inter le 5 janvier dernier, « le politique prend à peine son souffle » quand il répond aux questions.

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AFP

Bien qu’il ne soit pas dans un rythme aussi rapide que ses consœurs, il laisse peu de place au vide et  « au moment de reprendre son souffle, il rebondit très rapidement » note l’ingénieur du son. Même lorsqu’il hésite et s’interrompt, Mounir Mahjoubi « cherche à remplir ses silences ».

Mais alors pourquoi cette impression à l’écoute de ces jeunes politiques ? Est-ce une spécificité liée au parti ou un effet générationnel ?

Vianney Aubé privilégie la première hypothèse puisque le premier des marcheurs Emmanuel Macron n’a pas quant à lui cette cadence verbale.

 

Retrouvez l’intégralité de l’émission Déshabillons-Les, Schiappa, Nyssen, Borne : Ministres en apprentissage, samedi 2 juin à 15h sur Public Sénat.

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