Prélèvement à la source: « lancement accompli », se félicite Darmanin
Le prélèvement à la source, entré en vigueur au 1er janvier, n'a pas entraîné de "bug" au cours du mois écoulé, selon le ministre des Comptes...

Prélèvement à la source: « lancement accompli », se félicite Darmanin

Le prélèvement à la source, entré en vigueur au 1er janvier, n'a pas entraîné de "bug" au cours du mois écoulé, selon le ministre des Comptes...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le prélèvement à la source, entré en vigueur au 1er janvier, n'a pas entraîné de "bug" au cours du mois écoulé, selon le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, qui s'est félicité des conditions de mise en œuvre de la réforme.

"Lancement accompli!", a écrit le ministre sur Twitter à l'issue d'une réunion du comité de suivi de la réforme, en soulignant que "100% des pensions de retraites, des indemnités chômage, des salaires du privé et de la fonction publique" avaient "été prélevés".

"Il n'y a pas eu de bug, grâce au travail des agents des impôts", a-t-il ajouté.

Au cours des derniers jours, quelque 25 millions de salariés sont passés pour la première fois au prélèvement à la source, en recevant leur fiche de paye amputée du montant mensuel de leur impôt sur le revenu.

Cette bascule est venue clore la mise en œuvre de la réforme, entrée en vigueur dès le début du mois de janvier pour les retraités et les chômeurs, puis le 15 janvier pour les travailleurs indépendants (artisans, commerçants et professions libérales).

Selon la Direction générale des finances publiques (DGFIP), aucune anomalie majeure n'a été signalée lors de ces différentes étapes. La réforme s'est déroulée "comme prévu", a-t-elle assuré dans un communiqué.

Des personnes attendent d'être reçues dans un centre des d'impôts à Amiens, le 2 janvier 2019
Des personnes attendent d'être reçues dans un centre des d'impôts à Amiens, le 2 janvier 2019
AFP/Archives

La retenue à la source, qui consiste à prélever les impôts directement sur les salaires et les pensions sur la base d'un taux transmis par l'administration fiscale, avait fait naître ces derniers mois de nombreuses inquiétudes.

Début septembre, le journal Le Parisien avait publié une note du fisc faisant état de plusieurs centaines de milliers d'erreurs lors d'une phase d'essai menée durant l'été. Le gouvernement avait alors laissé planer le doute sur le maintien ou non de la réforme.

"On aura, ici ou là, des petites difficultés" mais "il n'y aura pas de bug systématique", avait promis de son côté Gérald Darmanin, une fois confirmée la mise en place de cette mesure, pour lequel l'Etat a engagé de lourds efforts.

Selon Bercy, 195 millions d'euros ont été investis pour assurer la transition vers ce nouveau mode de collecte. 40.000 agents ont par ailleurs été formés pour répondre aux questions des contribuables.

Selon les syndicats des finances publiques, ces derniers ont été fortement sollicités au cours des dernières semaines, notamment sur la ligne téléphonique mise en place par l'administration fiscale (0 809 401 401), régulièrement surchargée.

Une forte sollicitation reconnue par Bercy, qui fait néanmoins état d'une baisse des demandes depuis début janvier. Sur l'ensemble du mois, 1,4 million d'appels téléphoniques, 130.000 courriels et 1,2 million de visites au guichet ont été recensés.

Partager cet article

Dans la même thématique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le

SIPA_01234434_000029
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Philippe et Attal font de l’école un nouveau terrain de bataille, au risque d’éreinter le bilan Macron

À quelques jours de la rentrée scolaire, Édouard Philippe et Gabriel Attal font de l’éducation l’un des premiers terrains de la présidentielle de 2027. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron partagent un constat : niveau scolaire insuffisant, recrutement difficile, rémunération trop faible des enseignants, problèmes d’autorité, mais divergent sur les réponses à apporter. Une bataille programmatique qui les oblige aussi à se confronter à leur propre bilan au sein de la majorité depuis la présidentielle de 2017.

Le

Montreuil: Les rencontres de Montreuil pour rassembler la gauche
4min

Politique

Primaire PS/Place publique : comment va-t-elle se passer ?

Le bloc social-démocrate s’organise pour trouver son candidat à la présidentielle. Le Parti socialiste et Place publique organisent une primaire destinée à leurs adhérents et sympathisants. Ses modalités ont été longuement débattues : la question du prix de la participation ainsi que l’engagement à ne pas s’allier avec LFI aux législatives ont agité les négociateurs. L’accord trouvé doit être validé par les organes décisionnels des deux partis ce mardi soir.

Le

Capture d’écran du documentaire « Montand est à nous » d’Yves Jeuland
5min

Politique

Les « docus de l’été » : Du communisme à l’Aveu de Costa-Gavras, la vie d’Yves Montand racontée par Yves Jeuland

Fasciné depuis son enfance par la vie d’Yves Montand, dans son film Montand est à nous, Yves Jeuland nous propose un voyage dans la vie de la star française. Une forme d’inventaire affectif du réalisateur pour celui qui fut tour à tour un chanteur et un comédien engagé aux côtés du parti communiste avant d’en dénoncer les errements, dans l’un de ses rôles les plus célèbres, dans le film de Costa Gavras l’Aveu. "Montand est à nous", un documentaire d’Yves Jeuland à voir cet été sur Public Sénat.

Le