Prélèvement à la source: Pavageau (FO) demande à l’exécutif de « renoncer »
Pascal Pavageau, numéro un de Force ouvrière, a demandé vendredi à l'exécutif de "renoncer" au prélèvement de l'impôt à la source...

Prélèvement à la source: Pavageau (FO) demande à l’exécutif de « renoncer »

Pascal Pavageau, numéro un de Force ouvrière, a demandé vendredi à l'exécutif de "renoncer" au prélèvement de l'impôt à la source...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Pascal Pavageau, numéro un de Force ouvrière, a demandé vendredi à l'exécutif de "renoncer" au prélèvement de l'impôt à la source, dont l'entrée en vigueur au 1er janvier n'est plus certaine et qui constitue à ses yeux "une mauvaise mesure".

"On va demander (à Emmanuel Macron, ndlr) d'être plus clair, et nous on lui demande de renoncer, de ne pas mettre en place cette mesure, (...) qui est une mauvaise mesure pour plein de raisons", a déclaré Pascal Pavageau vendredi sur France Info.

Le président de la République a indiqué jeudi qu'il attendait encore "des réponses très précises" sur certains points de la réforme "avant de donner une directive finale", le prélèvement à la source devant normalement entrer en vigueur le 1er janvier.

"Avoir supprimé des effectifs par milliers dans l'ensemble des administrations des finances publiques conduit aussi à (...) un principe de réalité sur lequel se heurte aujourd'hui le président de la République, qui est qu'ils sont dans l'incapacité technique de le faire sans bug", a expliqué le secrétaire général de FO.

Selon lui, "il existe (déjà, ndlr) la mensualisation en matière de simplification pour ceux qui le souhaitent".

"Celui qui fera le prélèvement serait théoriquement les entreprises, ce qui va générer énormément de couacs, potentiellement des risques en matière de fraude ou autre", a poursuivi le dirigeant syndical.

L'autre écueil, "c'est de faire en sorte que, systématiquement, les prélèvements sociaux, la CSG et maintenant l'impôt soient prélevés par le même collecteur, à savoir l'entreprise, de manière à ce qu'un gouvernement, à un moment donné, soit en capacité de faire un prélèvement unique et donc de supprimer, d'anéantir l'ensemble du prélèvement fléché vers la Sécurité sociale", a-t-il déclaré.

"Nous avons même fait la démonstration qu'avec le prélèvement à la source, il y aura une baisse de rentrées fiscales pour les recettes publiques d'une manière générale", a-t-il affirmé en s'interrogeant sur l'intérêt de "casser" l'"efficience de notre système d'impôt sur le revenu, qui est sans doute l'un des meilleurs" en Europe.

Outre l'"impact psychologique" sur les citoyens, il a aussi alerté sur les répercussions de cette mesure "sur l'économie en termes immédiats de consommation et donc de croissance".

Partager cet article

Dans la même thématique

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le

Chômage après une rupture conventionnelle : le Sénat rétablit la réduction de la durée d’indemnisation
5min

Politique

Centres communaux d’action sociale : un amendement du Sénat fait craindre « une casse du système de solidarité »

Un amendement de la droite sénatoriale soutenu par le gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi de Simplification des normes, prévoit de rendre facultative la création de centres communaux d’action sociale (CCAS). La majorité sénatoriale défend le principe de libre administration des collectivités, quand la gauche dénonce une future casse du système de solidarité.

Le

MELUN:  Elections senatoriales
4min

Politique

Sénatoriales 2026 :  mode de scrutin, départements concernés, enjeux politiques...Tout comprendre des élections du 27 septembre en six questions 

Les sénatoriales sont les prochaines élections à se tenir en France. Tous les trois ans, le Sénat est renouvelé par moitié : ce sont ainsi 63 départements et une circonscription des Français de l’étranger qui sont concernés. La rédaction de Public Sénat fait le point sur le prochain renouvellement de la chambre haute.

Le