Présidentielle 2022 : un « groupe de travail » chez LR pour départager les prétendants, annonce Gérard Larcher
Le président du Sénat, Gérard Larcher, a évoqué dans la matinale de Public Sénat le groupe de travail chez les Républicains qui devrait être chargé de « préparer le départage » entre les futurs candidats pour l'élection présidentielle de 2022. Il n'exclut pas de jouer un rôle dans ce processus de désignation.

Présidentielle 2022 : un « groupe de travail » chez LR pour départager les prétendants, annonce Gérard Larcher

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a évoqué dans la matinale de Public Sénat le groupe de travail chez les Républicains qui devrait être chargé de « préparer le départage » entre les futurs candidats pour l'élection présidentielle de 2022. Il n'exclut pas de jouer un rôle dans ce processus de désignation.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Éviter le poison de la division dans sa famille politique, où les ambitions politiques pour 2022 sont nombreuses et aucun candidat naturel ne se dégage. Gérard Larcher, invité de la matinale de Public Sénat, a répété ce qu’il avait déjà exprimé à l’université d’été des Républicains, à Port-Marly ce week-end. « Je ne laisserai pas faire n’importe quoi. N’importe quoi, ce serait d’avoir deux candidats au premier tour, ce serait la certitude de ne pas être au second tour. Ce serait une faute contre la démocratie », a-t-il mis en garde. Le président du Sénat propose « qu’il y ait une méthode de départage ».

La veille, un comité stratégique des Républicains a défini la méthode. La procédure « concrète » ne sera « mise en œuvre » qu’après les élections départementales et régionales de 2021, « ce qui doit être notre priorité », a martelé Gérard Larcher. « D’ici là, un groupe de travail peut préparer le départage ». Dans ce processus, le sénateur des Yvelines pourrait jouer un rôle prépondérant. « Comme j’ai dit que je prendrai mes responsabilités, je les prendrai. Si on me propose de les prendre. » Y compris prendre la tête de cette instance. « Il appartient à Christian Jacob, je lui fais totalement confiance mais j’ai entendu, il n’y a pas de position incompatible », a déclaré le président du Sénat, qui sollicitera un nouveau mandat au plateau à l’issue du renouvellement sénatorial du 27 septembre.

« Sans doute nous ne pouvons plus organiser les primaires comme nous les avons organisées »

Après l’échec cuisant de la présidentielle de 2017 pour les Républicains, Gérard Larcher a rappelé qu’il ne faisait pas « pas partie de ceux qui ont dit les primaires sont la cause de nos malheurs ». « Sans doute nous ne pouvons plus organiser les primaires comme nous les avons organisées, pour différentes raisons », a-t-il expliqué, mettant notamment en avant des raisons logistiques et financières.

Le président du Sénat estime que la présidentielle sera l'occasion de mettre un terme à la « crise de confiance » en France. « La crise des gilets jaunes, moi, je ne l’ai pas oubliée », a-t-il insisté. Gérard Larcher s’est dit convaincu qu’il existe un « espace politique entre la République en marche et le Rassemblement national », et que LR était « la seule force politique » d’alternative.

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le