Primaire : quand Manuel Valls louait « cette belle idée du revenu universel »
Manuel Valls accuse Benoît Hamon d’être « un marchand d’illusion » en proposant le revenu universel. En septembre, l’ex-premier ministre expliquait pourtant à Public Sénat le bien qu’il pensait de cette idée.

Primaire : quand Manuel Valls louait « cette belle idée du revenu universel »

Manuel Valls accuse Benoît Hamon d’être « un marchand d’illusion » en proposant le revenu universel. En septembre, l’ex-premier ministre expliquait pourtant à Public Sénat le bien qu’il pensait de cette idée.
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Manuel Valls ne cesse d’attaquer Benoît Hamon sur sa proposition de revenu universel. Invité du 20h de TF1 lundi soir, l’ex-premier ministre a estimé que ce serait « la ruine de notre budget ». Le candidat de la primaire de gauche en a remis une couche mardi matin sur France Info. « Quand on propose 350 milliards d'euros (pour financer le revenu universel), même à l'horizon d'un quinquennat c'est irréaliste » a-t-il lancé, voyant en Benoît Hamon « un marchand de sable, un marchand d’illusion ».

Manuel Valls n’a pourtant pas toujours tenu le même discours sur le sujet. Le directeur de campagne de Benoît Hamon ne s’est pas privé de le rappeler, mardi midi, lors d’une conférence de presse. « En octobre dernier, il disait que l’expérimentation lancée en Gironde était intéressante » souligne Mathieu Hanotin. Ce qui est vrai.

Mais avant cela, Manuel Valls avait déjà exprimé son attachement à la mesure. Interrogé le 20 septembre par Public Sénat à la sortie de la réunion du groupe PS, il parlait même de « cette belle idée du revenu universel »…

« Christophe Sirugue avait fait des propositions pour simplifier les minima sociaux. Il faudra aller encore plus loin. Je pense à cette belle idée de revenu universel, sur laquelle travaille le sénateur Percheron.  Le mot solidarité mérite d’être défendu. C’est une grande partie de ce qu’est la France, son patrimoine. Face à une droite qui est sur l’idée d’un assistanat, je pense que personne n’est chômeur et pauvre par plaisir. Il faut évidemment des droits, des devoirs, il faut lutter contre la fraude, mais en même temps il faut des dispositifs qui permettent, comme nous l’avons fait depuis quatre ans, de mieux lutter contre la pauvreté et l’exclusion. (…) Il faut simplifier, rendre plus clair nos systèmes de lutte contre l’exclusion, ce sera aussi le sens de ce qui est contenu dans la loi de financement de la sécurité sociale et les propositions qu’il faudra faire pour les 5 ans qui viennent  ».

Manuel Valls a visiblement changé d’avis – comme il l’a fait sur le 49.3 – pour préférer un revenu minimum décent. « Après réflexion », expliquait-il début décembre à RMC, « je crois que l'idée d'un minimum décent est plus claire que la simplicité d'un revenu universel qui pourrait donner le sentiment que tout le monde va avoir un revenu, de Mme Bettencourt à celui qui est au chômage, sans travailler ». Ce qui revient à l’idée de « simplifier » les minimas, qu’il évoquait déjà en septembre. Manuel Valls a ensuite repris à son compte le terme « d’assistanat » pour dénoncer la proposition de Benoît Hamon. Les campagnes doivent être des accélérateurs du changement.

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