Prise illégale d’intérêt: le parquet requiert le renvoi en correctionnelle du sénateur Jean-Noël Guérini
Le parquet de Marseille a requis le renvoi devant la justice du sénateur (ex-PS) Jean-Noël Guérini, ancien président du...

Prise illégale d’intérêt: le parquet requiert le renvoi en correctionnelle du sénateur Jean-Noël Guérini

Le parquet de Marseille a requis le renvoi devant la justice du sénateur (ex-PS) Jean-Noël Guérini, ancien président du...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le parquet de Marseille a requis le renvoi devant la justice du sénateur (ex-PS) Jean-Noël Guérini, ancien président du département des Bouches-du-Rhône, pour "prise illégale d'intérêt" dans une enquête portant sur l'exploitation de décharges notamment par son frère Alexandre, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Le parquet a aussi requis le renvoi devant le tribunal correctionnel de ce dernier, notamment pour recel de prise illégale d'intérêt, abus de confiance et blanchiment, de sa société SMA Environnement, ainsi que de 11 onze autres personnes.

Le procureur Xavier Tarabeux, dont les réquisitions ont été initialement révélées par le site Marsactu, a en revanche demandé l'abandon des poursuites dans plusieurs volets de ce vaste dossier, notamment celles visant les deux frères Guérini pour "association de malfaiteurs en vue de trafic d'influence".

Les demandes de poursuites à l'encontre de Jean-Noël Guerini, 68 ans, concernent la cession en juin 2006 d'un terrain à La Ciotat à la communauté d'agglomération de Garlaban-Huvaune-Sainte-Baume (GHB), "alors qu'il savait que cette cession allait profiter à son frère Alexandre Guerini, associé majoritaire de la SA SMA Environnement", écrit le procureur dans son réquisitoire.

Concernant Alexandre Guérini, 62 ans, le parquet lui reproche notamment d'avoir en tant que gérant de SMA Environnement "détourné" le centre de stockage de déchets ultimes dédié aux seuls déchets gérés par la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole, en "accueillant et enfouissant des déchets apportés sur ce site par et pour le compte d’entreprises privées et non de ces collectivités", moyennant une facturation, poursuit le document de 624 pages.

Jean-Noël Guérini avait été relaxé en décembre 2014 par le tribunal correctionnel de Marseille dans une affaire de détournements de fonds publics concernant le licenciement d'un de ses anciens collaborateurs. Il reste en revanche mis en examen dans un autre vaste dossier concernant l'attribution de marchés publics.

Partager cet article

Dans la même thématique

Emmanuel Macron chairs G7 leaders’ videoconference on economic impact of Iran war
3min

Politique

Guerre en Iran : Emmanuel Macron confirme le déblocage de 400 millions de barils de pétrole issus des réserves stratégiques

Le président français s’est entretenu avec les représentants du G7, ce mercredi 11 mars, dans un contexte de guerre inflammable en Iran. A l’issue de cette réunion, il a confirmé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en réponse au blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Sur la Russie, il a précisé qu’« aucune sanction » ne serait levée à l’encontre du pays agresseur de l’Ukraine.

Le

Capture
5min

Politique

Municipales 2026 : A son tour, le PS accuse LR de « fusion par la base » avec le RN

Après la conférence de presse de Bruno Retailleau, au cours de laquelle il a présenté les « accords de la honte », ces alliances entre le PS et LFI pour les municipales, les socialistes lui ont rendu la pareille. Lors d’un exercice similaire ce matin, ils ont présenté des chiffres démontrant selon eux l’avènement d’une « fusion par la base » entre la droite et l’extrême-droite. Des données réfutées par LR, qui permettent difficilement de conclure à une collusion entre le parti et le RN, mais qui traduisent un glissement vers l’extrême-droite des militants de droite sur le terrain.

Le

Maire et echarpe tricolore
5min

Politique

Municipales 2026 : combien touche un maire dans l’exercice de son mandat ?

Les maires des 35 000 communes de France, ainsi que leurs adjoints, perçoivent une indemnité qui va de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros par mois selon la taille de la commune. L’immense majorité d’entre eux touche une rémunération qui ne dépasse pas les 2 000 euros net par mois. Explication.

Le