Procès LFI: « Une forme de harcèlement », pour Nicolas Bay (RN)
L'euroréputé RN Nicolas Bay a estimé vendredi que le renvoi en correctionnelle de Jean-Luc Mélenchon et de cinq de ses proches...

Procès LFI: « Une forme de harcèlement », pour Nicolas Bay (RN)

L'euroréputé RN Nicolas Bay a estimé vendredi que le renvoi en correctionnelle de Jean-Luc Mélenchon et de cinq de ses proches...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'euroréputé RN Nicolas Bay a estimé vendredi que le renvoi en correctionnelle de Jean-Luc Mélenchon et de cinq de ses proches après les perquisitions houleuses d'octobre 2018 "s'apparente un peu à une forme de harcèlement".

Dans cette affaire "certains magistrats, certains policiers se sont comportés de manière extrêmement zélée à son égard", a dit M. Bay sur Radio Classique, jugeant qu'ils "étaient beaucoup dans la provocation".

"Peut-être que Jean-Luc Mélenchon a un peu surréagi mais le traduire pour ça en correctionnelle, ça me semble un peu dérisoire".

"On a plein de divergences (...) mais dans le cas précis, le poursuivre en correctionnelle pour des faits aussi mineurs et d'une telle banalité, ça s'apparente un peu à une forme de harcèlement", a conclu M. Bay.

M. Mélenchon, chef de file de La France insoumise, et d'autres responsables dont les députés Alexis Corbière et Bastien Lachaud et l'eurodéputé Manuel Bompard seront jugés en correctionnelle en septembre à la suite des accrochages qui avaient émaillé les perquisitions visant son domicile et le siège du mouvement en octobre, a-t-on appris jeudi d'une source proche du dossier.

Ils sont poursuivis en citation directe par le parquet de Bobigny pour actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation, et comparaîtront donc devant des juges de la même ville les 19 et 20 septembre.

Jean-Luc Mélenchon s'était opposé en octobre avec virulence aux perquisitions menées chez lui et au siège de LFI dans deux enquêtes préliminaires du parquet de Paris, sur les comptes de la campagne 2017 et sur les conditions d'emploi d'assistants d'eurodéputés de la France insoumise.

Filmant en direct sur Facebook, il avait dénoncé une "énorme opération de police politique" à son encontre. Plus tard le même jour, il s'était rendu avec des proches au siège du mouvement où une autre perquisition avait viré à la confrontation.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
8min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : Emmanuel Macron a-t-il tiré un trait sur sa promesse d’une application d’ici la fin de son mandat ?

Après la censure par le Conseil constitutionnel, au mois d'août, d'un texte visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, Emmanuel Macron a demandé, lundi, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'avancer sur un texte européen en la matière. Mais l'harmonisation de cette interdiction au niveau des 27 pourrait prendre du temps et contrecarrer le calendrier du chef de l'État, qui en avait fait un engagement de son dernier quinquennat.

Le