Profanation de Quatzenheim: « On prendra des actes, on prendra des lois, on punira », déclare Macron
Emmanuel Macron s'est engagé mardi à agir, légiférer et "punir", à son arrivée au cimetière de Quatzenheim (Bas-Rhin) où une...

Profanation de Quatzenheim: « On prendra des actes, on prendra des lois, on punira », déclare Macron

Emmanuel Macron s'est engagé mardi à agir, légiférer et "punir", à son arrivée au cimetière de Quatzenheim (Bas-Rhin) où une...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron s'est engagé mardi à agir, légiférer et "punir", à son arrivée au cimetière de Quatzenheim (Bas-Rhin) où une centaine de tombes juives ont été profanées, couvertes de croix gammées.

"On prendra des actes, on prendra des lois et on punira", a déclaré le chef de l’État s'entretenant avec des habitants consternés. Accompagné du grand rabbin de France Haïm Korsia et portant la kippa, il s'est ensuite recueilli devant plusieurs tombes.

Evalué dans un premier temps à près de 80, le nombre de tombes profanées est de 96 sur 245, selon le président du consistoire israélite du Bas-Rhin Maurice Dahan.

Pour Emmanuel Macron, également accompagné du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, il s'agit désormais de "frapper les consciences" en en appelant à la "réaction populaire" et à "la force qu'on a en chacun" de nous.

"Ceux qui ont fait ça ne sont pas dignes de la République, elle les punira", a-t-il insisté, alors qu'un villageois lui disait: "on est touchés au coeur".

Dénonçant un peu plus tard les auteurs de cette profanation, "un groupe d'individus haineux", le chef de l'État a dit être venu "pour témoigner de la solidarité de la France toute entière".

Le président Macron a souligné sa "détermination entière, notre détermination entière, à lutter contre l'antisémitisme sous toutes ses formes et tous ces visages de la haine".

"Il y aura ce soir dans beaucoup de villes de France des rassemblements à l'appel de toutes les forces politiques qui diront aussi cette émotion et cette mobilisation du pays", a-t-il poursuivi.

"Que certains de nos concitoyens pensent qu'on peut faire bégayer l'histoire en faisant cela, c'est un échec, c'est notre échec", a enchaîné Emmanuel Macron, promettant de nouveau des actes "forts".

"Ca ressemble à l'absurde bêtise", a-t-il conclu, entouré de nombreux habitants du village et de représentants de la communauté juive.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Debate session on the draft budget law for 2026
4min

Politique

Budget de la Sécu : La règle de l’entonnoir peut-elle faciliter un compromis ?

Mercredi, députés et sénateurs ne sont pas parvenus à trouver une un accord en commission mixte paritaire sur le projet de loi de la Sécurité sociale. Le texte repart donc pour une nouvelle lecture en séance publique à partir de mardi, à l’Assemblée nationale. Les députés vont plancher sur le texte sorti du Sénat et conformément à la règle dite de l’entonnoir, leur droit d’amendement est limité. Ce qui va accélérer les débats mais sera-t-il suffisant pour arriver à un compromis ? Explications.

Le

Paris : session of questions to the government at the Senate
4min

Politique

Décentralisation : un rapport du Sénat remis au Premier ministre

Afin d’accompagner Sébastien Lecornu vers son engagement d’un grand acte de décentralisation, Gérard Larcher avait fait parvenir le 31 octobre la contribution du Sénat. Le document que Public Sénat a pu consulter appelle à consacrer un principe de différentiation et d’autonomie fiscale des collectivités.

Le

Profanation de Quatzenheim: « On prendra des actes, on prendra des lois, on punira », déclare Macron
11min

Politique

Budget : début de l’examen au Sénat, qui se voit en « véritable lanceur d’alerte des dégâts budgétaires »

Après le rejet du texte par les députés, les sénateurs examinent à leur tour le budget 2026, marqué par le contexte d’instabilité politique. La majorité sénatoriale de droite et du centre entend aider les entreprises et les collectivités, tout en diminuant les budgets de plusieurs ministères pour renforcer les économies. Le ministre de l’Economie, Roland Lescure, se dit « persuadé qu’un compromis » reste encore « possible », malgré les antagonismes.

Le