PS: une direction collégiale devrait succéder à Cambadélis
Le bureau national du PS s'est accordé vendredi soir sur une solution de compromis concernant la succession du premier secrétaire...

PS: une direction collégiale devrait succéder à Cambadélis

Le bureau national du PS s'est accordé vendredi soir sur une solution de compromis concernant la succession du premier secrétaire...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le bureau national du PS s'est accordé vendredi soir sur une solution de compromis concernant la succession du premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, dans laquelle la direction collégiale mise en place en juillet se verra attribuer des compétences "pleines et entières", selon des participants interrogés par l'AFP.

Cette solution sera soumise samedi au vote des membres du Conseil national (le "parlement" du parti).

La direction du parti à proposé le maintien de la direction collégiale, qui sera désormais organisée en quatre pôles (coordination et organisation, expression, administration et finances, relations extérieures).

Elle aura à charge de fixer l'ordre du jour hebdomadaire du PS, d'accompagner le lancement des "forums de la refondation" organisés d'octobre à décembre, de mettre en place la commission de travail sur les statuts, de préparer le congrès de février/mars, a précisé à l'AFP M. Cambadélis en sortant du BN.

Conformément aux statuts actuels, le numéro deux du parti, le sénateur Rachid Temal, "remplace" M. Cambadélis -il sera le "représentant légal" du PS, a précisé à l'AFP une membre du BN. Le secrétariat national et le bureau national sont maintenus, ce dernier étant l'instance de décision finale du parti.

Ces dernières semaines, de vives tensions sont apparues entre les ténors du parti sur les rôles respectifs de M. Temal et de la direction collégiale, certains redoutant que M. Cambadélis continue de "tirer les ficelles" à travers son bras droit.

Le député du Val-de-Marne Luc Carvounas, qui plaidait avec d'autres pour que la direction collégiale assume à part entière les missions du premier secrétaire, s'est dit satisfait de la solution proposée.

"Je suis forcément satisfait que la position que je défends depuis des semaines trouve une réponse collective", a-t-il affirmé à l'AFP, en se félicitant que la direction collégiale assume "toutes les prérogatives du premier secrétaire".

"Nous avons confirmé la direction collégiale qui devient l'organe de direction du parti. (...) Ses prérogatives seront pleines et entières", a souligné François Kalfon, membre comme M. Carvounas de la direction collégiale.

La solution proposée par certains, d'une "présidence tournante" des membres de la direction collégiale, n'a cependant pas été retenue.

Les noms des animateurs et membres des différents pôles n'ont pas été communiqués. Ils pourraient l'être samedi ou la semaine prochaine.

Ces questions d'appareil étant réglées, "nous allons pouvoir faire un conseil national tourné vers l'extérieur", s'est réjoui M. Kalfon. Le PS devrait faire entendre sa voix dans plusieurs domaines sur lesquels la majorité est aujourd'hui vivement critiquée: logement, budget, finances des régions, territoires, a dit M. Kalfon.

Partager cet article

Dans la même thématique

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le

PS: une direction collégiale devrait succéder à Cambadélis
3min

Politique

« Méthode détestable », « colère » : l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France tend les élus

Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.

Le

PS: une direction collégiale devrait succéder à Cambadélis
2min

Politique

En réponse à l’absence de Lecornu, les présidents de départements boycottent le discours de Françoise Gatel

Le Premier ministre a annulé hier soir sa venue aux Assises des départements de France et a convié à Matignon le 16 novembre les présidents des exécutifs locaux pour tenter de répondre à leurs inquiétudes sur le budget. En guise de protestation, les présidents de départements ont quitté la salle au moment du discours de la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel.

Le

PS: une direction collégiale devrait succéder à Cambadélis
3min

Politique

« À l’EHPAD ! » : pour Xavier Bertrand, le candidat à droite qui « fera élire l'un des deux extrêmes aura intérêt à essayer la chirurgie esthétique ou l’exil »

Xavier Bertrand est le nouvel invité de l'émission « À l’EHPAD ! ». Alors qu'il est lui-même candidat à l'élection présidentielle de 2027, il est d'emblée interrogé sur la multiplication des candidatures à droite par les habitants de la résidence. Une émission à voir dès maintenant sur publicsenat.fr et les chaînes YouTube de « À l’EHPAD ! » et Ouest-France.

Le