Quand Mélenchon explique son procès à Dilma Rousseff
Deux semaines après sa rencontre en prison avec l'ex-président brésilien Lula, le chef de file de La France insoumise (LFI), Jean...

Quand Mélenchon explique son procès à Dilma Rousseff

Deux semaines après sa rencontre en prison avec l'ex-président brésilien Lula, le chef de file de La France insoumise (LFI), Jean...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Deux semaines après sa rencontre en prison avec l'ex-président brésilien Lula, le chef de file de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a reçu mardi Dilma Rousseff, qui avait succédé à Lula, évoquant sa comparution cette semaine devant la justice.

Le patron des députés insoumis, qui estime faire l'objet d'un "procès politique", a dit être "préoccupé" à l'ex-dirigeante de gauche qui lui demandait d'emblée son sentiment, devant l'AFP, dans son bureau à l'Assemblée nationale.

L'ancien candidat à la présidentielle et cinq de ses proches dont deux autres députés, Alexis Corbière et Bastien Lachaud, comparaîtront jeudi et vendredi à Bobigny lors d'un procès en correctionnelle sur les incidents ayant émaillé la perquisition au siège de LFI en octobre 2018.

La perquisition était menée dans le cadre d'enquêtes préliminaires sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants au Parlement européen et sur les comptes de la campagne de 2017.

Comme il le fait depuis plusieurs semaines, M. Mélenchon a affirmé se sentir visé par la justice en tant qu'opposant à Emmanuel Macron. Il avait signé le 9 septembre une tribune notamment avec Lula dénonçant des "procès politiques" dans plusieurs pays dont la France. Un mélange de différents cas qualifiés "d'amalgame insupportable et inacceptable" par la ministre de la Justice Nicole Belloubet.

"Nous sommes à un moment très spécial en France, le petit seigneur est très violent, comme le vôtre, le Bolsonaro", a asséné l'élu des Bouches-du-Rhône en référence à Emmanuel Macron et au président brésilien d'extrême droite.

"Au Brésil, tout a commencé comme ça aussi" pour Lula, lui a dit l'ex-présidente de gauche, destituée après avoir été accusée de maquiller les comptes publics, en signe de soutien.

Dilma Rousseff s'était rendue, avant cette rencontre, devant les députés socialistes qui vont déposer une proposition de résolution invitant la France a demander la libération immédiate de Lula. "Le Parti socialiste depuis plusieurs années a demandé à ce que le président Lula puisse être libéré pour qu’il puisse exercer, dans de bonnes conditions, sa défense", a expliqué devant la presse leur porte-parole Boris Vallaud.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le