Quand Olivier Faure souhaitait une femme à la tête du PS
Quatrième candidat à s’être déclaré pour la tête du Parti socialiste, le député Olivier Faure comptait fin 2017 travailler plutôt avec une « première secrétaire ».

Quand Olivier Faure souhaitait une femme à la tête du PS

Quatrième candidat à s’être déclaré pour la tête du Parti socialiste, le député Olivier Faure comptait fin 2017 travailler plutôt avec une « première secrétaire ».
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’était il y a seulement deux mois sur les chaînes parlementaires. Olivier Faure, le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale confiait ne pas être intéressé par le poste de premier secrétaire du PS. Il s’est déclaré candidat à ce poste mardi soir, devant le bureau national.

« Je ne veux pas me dérober par avance s’il se trouvait que j’étais une solution pour beaucoup, mais ce n’est pas mon choix », indiquait-il à l’époque. Et de préciser : « mon choix, c’est d’être président de groupe, de travailler avec un ou plutôt une » première secrétaire. 

« Beaucoup de femmes de qualité au Parti socialiste »

Sauf qu’entre temps, Najat Vallaud Belkacem, longtemps pressentie, a annoncé qu’elle renonçait à briguer la tête du parti, préférant découvrir d’autres horizons que la politique.

Le retrait de l’ancienne ministre de l’Éducation nationale a donc changé la donne pour le député de Seine-et-Marne, qui estimait pourtant en novembre que les « femmes de qualité » ne manquaient pas au PS. Le voici lancé, comme trois autres candidats, pour « conduire la renaissance des socialistes ».

« Je ne suis pas Jupiter »

Reste une promesse : celle de ne pas cumuler les fonctions de premier secrétaire (en cas d’élection au mois de mars) et celle de président du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée. « Je ne souhaite pas accaparer tous les pouvoirs, je ne suis pas Jupiter », martelait Olivier Faure.

Le successeur de Jean-Christophe Cambadélis sera connu le 29 mars : les deux candidats, dont les motions seront arrivées en tête lors d’un premier vote le 15 mars, seront départagés par les militants.

Au total, quatre candidats sont déclarés pour l’heure : ils ont jusqu’au 27 janvier pour déposer leur texte d’orientation. Olivier Faure affrontera le député (ex-sénateur et lieutenant de Manuel Valls) Luc Carvounas, le député européen Emmanuel Maurel, mais aussi Stéphane Le Foll.

Au sujet de l’ancien ministre de l’Agriculture, qui a confirmé sa candidature mardi matin, Olivier Faure ne semblait pas inquiet à l’automne. « Il incarne d’abord le gouvernement précédent, difficile pour lui d’incarner la suite. »

Partager cet article

Dans la même thématique

MANIF FEMINISTE ANTI RASSEMBLEMENT NATIONAL
6min

Politique

Manifestation contre le RN à Orléans : un « aveu de faiblesse » pour la gauche ou un échec de la dédiabolisation de Marine Le Pen ?

20 000 à 30 000 opposants au Rassemblement national sont attendus samedi à Orléans où se tient le congrès du parti. Associations, syndicats, mais aussi responsables politiques comme Olivier Faure, Marine Tondelier ou Bally Bagayoko feront partie du cortège. Signe d’une dédiabolisation qui n’est pas encore aboutie pour le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Ou un aveu d’impuissance de la gauche ? En 1997, une contre-manifestation avait rassemblé 50 000 personnes et les chefs de partis de gauche à Strasbourg où se tenait le congrès du Front national.

Le

7min

Politique

Pas de panier de produits sains à prix coûtant pour les consommateurs français : le texte a été rejeté par le Sénat

Jeudi, la proposition de loi déposée par les écologistes, qui entendait favoriser l’accès à une alimentation saine, a été rejetée par le Sénat. Si la nécessité de garantir l’accès aux produits de première nécessité dans un contexte inflationniste a été unanimement reconnue, plusieurs groupes politiques ont fait part de leur désaccord avec les moyens de sa mise en œuvre.

Le

Marseille: Riots and Protests in Marseille
6min

Politique

« En droit, vous ne pouvez pas avoir une interdiction générale de manifester », explique le constitutionnaliste Benjamin Morel  

Les arrêtés préfectoraux interdisant les manifestations et rassemblements se multiplient dans plusieurs villes avant la journée de mobilisation du 24 octobre et les couvre-feux sont également prolongés dans certains quartiers jusque lundi. Mais quel est le cadre législatif pour interdire des manifestations et imposer des couvre-feux ?

Le