Quatennens (LFI): « Pas une bonne idée » d’intégrer l’antisionisme dans la définition de l’antisémitisme
Le député Adrien Quatennens (La France insoumise) a estimé jeudi que l'intégration de l'antisionisme dans la définition de l...

Quatennens (LFI): « Pas une bonne idée » d’intégrer l’antisionisme dans la définition de l’antisémitisme

Le député Adrien Quatennens (La France insoumise) a estimé jeudi que l'intégration de l'antisionisme dans la définition de l...
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Le député Adrien Quatennens (La France insoumise) a estimé jeudi que l'intégration de l'antisionisme dans la définition de l'antisémitisme annoncée par Emmanuel Macron n'était "pas une bonne idée", en alertant sur des "enjeux politiques et géopolitiques".

Le président de la République, qui juge que "l'antisionisme est une des formes modernes de l'antisémitisme", a annoncé mercredi que la France allait "mettre en oeuvre" une définition de l'antisémitisme élargie à l'antisionisme, sans toutefois modifier le Code pénal, dans un discours prononcé lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris.

Il s'agit de recommandations, qui permettront de mieux former les agents publics, les policiers ou les enseignants à lutter contre l'antisémitisme, mais pas d'une modification des textes juridiques, a expliqué l'Elysée.

"J'alerte sur le fait que, derrière cette question, il peut y avoir des enjeux politiques, géopolitiques", a mis en garde M. Quatennens sur France 2.

"Est-ce qu'il va être encore possible d'avoir une appréciation purement politique par exemple de ce que fait le gouvernement israélien sans être soupçonné d'antisémitisme?", s'est-il inquiété, tout en relevant "qu'Emmanuel Macron ne voulait pas pénaliser cette question (de l'antisionisme, NDLR), contrairement à une proposition qui avait été faite".

"71% des Français, selon une enquête d'opinion, considèrent par exemple que le gouvernement israélien a une lourde responsabilité dans le fait qu'il n'y ait pas de négociations avec les Palestiniens; est-ce qu'on va soupçonner raisonnablement 71% de Français d'être antisémites ? Ce n'est pas sérieux", a-t-il argumenté.

"C'est dangereux et ça rabougrit la lutte contre l'antisémitisme", a-t-il averti, tout en reconnaissant que "certains antisémites se masquent derrière l'antisionisme pour masquer leur antisémitisme et ça effectivement c'est un problème".

"La France insoumise, ses élus, ses orateurs, seront toujours et ont toujours été infaillibles dans la lutte contre l'antisémitisme", a encore assuré le député du Nord.

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