Rachline met en cause « la neutralité » de France Télévisions
David Rachline, directeur de campagne de Marine Le Pen, était ce matin l’invité de Territoire d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Le sénateur-maire de Fréjus est revenu sur l’échange tendu entre Marine Le Pen et David Pujadas hier soir.

Rachline met en cause « la neutralité » de France Télévisions

David Rachline, directeur de campagne de Marine Le Pen, était ce matin l’invité de Territoire d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Le sénateur-maire de Fréjus est revenu sur l’échange tendu entre Marine Le Pen et David Pujadas hier soir.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« On voit bien avec M. Pujadas qu’il y a une différence de traitement, cela saute aux yeux », lance  David Rachline. Une allusion à l’échange musclé entre le journaliste et Marine Le Pen. Invitée de l’ « Entretien politique » hier soir, la candidate du Front national a trouvé les méthodes de David Pujadas « détestables » et a mis en cause la neutralité de France Télévisions, qu’elle estime rouler pour Macron. Le directeur de campagne de Marine le Pen confirme et renchérit : « Un peu de neutralité et de loyauté seraient les bienvenues ».

S’il met directement en cause Delphine Ernotte – « nommée pour Hollande et en place pour Macron » -, le sénateur-maire de Fréjus assure que s’il arrive au pouvoir, son parti ne sera « pas là pour faire le ménage ». Toutefois, il persiste et signe : « Il faut que le service public soit neutre et il en va de même pour les autres médias. »

Ce n’est pas le seul épisode de la veille que David Rachline est amené à commenter ce matin. Hier, sa candidate était l’invitée de la première matinale dédiée à la présidentielle organisée par le Medef. Celle-ci a réaffirmé son souhait d’une France souveraine ainsi que son soutien entièrement tourné vers les PME et TPE. De quoi en effrayer certains, comme en témoigne la Une du Parisien aujourd’hui, « Pourquoi le monde économique a peur ». Le sénateur appuie la position de sa candidate et explique vouloir « soutenir ceux qui souffrent de la concurrence déloyale ». « Tant mieux si nous avons de belles grandes entreprises dans notre pays, mais celles là n’ont pas besoin des politiques », justifie t-il.

Rachline : "Les grandes entreprises n'ont pas besoin des politiques"
00:40

Macron, « candidat du système »

Concernant la sortie de l’Union européenne, il tempère comme sa candidate la veille : « Il va évidemment s’ouvrir une période de négociations lorsqu’on arrivera au pouvoir. » Interrogé sur le Brexit, officiellement déclenché aujourd’hui, il confie : « Respecter le choix des peuples quand ils votent c’est vrai que c’est nouveau, mais c’est intéressant politiquement car c’est que nous souhaitons aussi ». Une référence au référendum sur la sortie de l’UE que Marine Le Pen prévoit d’organiser si elle est élue.

Rachline à propos du Brexit : "C'est ce que nous voulons faire"
00:37

Autre engagement de la candidate : si elle devient présidente de la République, Marion Maréchal Le Pen ne serait pas nommée dans son gouvernement. « Nous avons tous beaucoup d’admiration pour Marion mais les Français ne souhaitent manifestement pas que l’on travaille en famille. » Un pied de nez à François Fillon, dont la femme vient d’être mise en examen dans l’affaire des emplois présumés fictifs.

Le candidat des Républicains n’a pas été la seule cible de David Rachline. Emmanuel Macron a été qualifié par le sénateur-maire de « candidat du système, de cette classe politique qui dirige la France depuis 30 ans ». Et visiblement, il est plus facile pour le directeur de campagne de Mme Le Pen de s’en prendre autres candidats qu’à M. Trump, qui vient tout juste de prendre un décret abrogeant les mesures prises par Barack Obama en faveur du climat. A la question de savoir quelle sera le comportement du FN à ce sujet s’il arrive à la tête de l’Etat, David Rachline botte en touche : « Avec Marine, la France sera de nouveau indépendante et pourra parler avec la voix si singulière qui est la sienne. » Il conclut : « La France doit parler avec les Etats-Unis, avec la Russie et demain avec la Grande-Bretagne. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Rachline met en cause « la neutralité » de France Télévisions
3min

Politique

Candidature de Gabriel Attal pour 2027 : « On s’y prépare, il s’y prépare depuis des années », explique Franck Riester

Invité de la matinale de Public Sénat, Franck Riester détaille les raisons de son soutien à Gabriel Attal et considère qu’il est le mieux placé pour être le candidat du bloc central pour l’élection présidentielle de 2027. L’ancien ministre de la Culture estime par ailleurs qu’une candidature commune pour le bloc central pour 2027 pourrait être actée “en début d’année prochaine”.

Le

Rachline met en cause « la neutralité » de France Télévisions
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le