Référendum ADP: 10% des soutiens exigés enregistrés au 1er juillet
Le ministère de l'Intérieur a enregistré au 1er juillet 480.300 soutiens, soit 10% du nombre des signatures exigées d'ici mi-mars...

Référendum ADP: 10% des soutiens exigés enregistrés au 1er juillet

Le ministère de l'Intérieur a enregistré au 1er juillet 480.300 soutiens, soit 10% du nombre des signatures exigées d'ici mi-mars...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministère de l'Intérieur a enregistré au 1er juillet 480.300 soutiens, soit 10% du nombre des signatures exigées d'ici mi-mars, dans le cadre de la procédure du référendum d'initiative partagée (RIP) sur la privatisation d'Aéroports de Paris, a annoncé lundi le Conseil constitutionnel.

Depuis le 13 juin 0H00, les électeurs inscrits sur les listes électorales peuvent apporter leur soutien à la proposition de loi initiée par des parlementaires de droite comme de gauche réclamant la tenue d'un référendum sur la privatisation du groupe aéroportuaire.

Il s'agit du premier pointage effectué par le Conseil constitutionnel, chargé du contrôle des opérations de recueil des soutiens, qui doit publier un nouveau relevé sur le recueil des soutiens fin juillet.

Le nombre de signatures validées par le Conseil constitutionnel prend en compte à la fois les soutiens enregistrés sur Internet, sur le site mis à disposition par le ministère de l'Intérieur, et ceux déposés dans environ 2.000 communes ou dans les consulats, précisent les sages.

A ce stade, "97% des soutiens validés (465.900 signatures) ont franchi avec succès le stade des vérifications administratives auxquelles il incombe au ministère de l'Intérieur de procéder dans les cinq jours suivant le dépôt de la demande", a-t-on ajouté de même source.

Quelque 250 députés et sénateurs (de LFI à LR, avec le soutien du RN) avaient enclenché début avril la procédure de RIP, introduite dans la Constitution en 2008 mais jamais utilisée.

Les initiateurs du RIP doivent recueillir en neuf mois, par voie électronique, l'approbation d'au moins 10% du corps électoral, soit plus de 4,7 millions de personnes.

Ils entendent s'opposer à la privatisation controversée du groupe aéroportuaire, inscrite dans la loi pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), adoptée définitivement par le Parlement le 11 avril.

Dans leur communiqué, les "Sages" indiquent avoir été saisis de réclamations portant sur le fonctionnement du site dédié au recueil de signatures qui a connu des "bugs" lors de son démarrage.

Ils précisent avoir demandé au ministère de l'Intérieur des améliorations comme la publication de "documents" (tutoriel, foire aux questions, carte interactive des points d'accès en mairie et consulats) pour "faciliter les démarches des personnes souhaitant déposer leur soutien".

Concernant le débat public, le Conseil rappelle que le législateur n'a pas prévu de prise en charge financière spécifique par l’État mais que les partis ou groupements politiques peuvent financer des actions dans le respect de certaines règles dont un plafonnement des dons des personnes physiques à 4.600 euros.

De même, si la loi n'a pas prévu la mise à disposition des médias de service public, les "Sages" précisent qu'il revient "aux sociétés de l'audiovisuel public de définir elles-mêmes (...) les modalités d'information des citoyens (...) à toute initiative référendaire".

Plusieurs parlementaires à l'origine du référendum ont regretté le silence de l’État sur le déroulement de la procédure, les Insoumis appelant France Télévisions à informer les Français sur le RIP.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sophia Chikirou and Jean Luc Melenchon in a meeting for the municipal elections at Mutualite in Paris
6min

Politique

« L'arbitre de la compétition » : aux municipales, LFI veut se rendre indispensable à gauche malgré son isolement

Avec ses centaines de listes indépendantes, La France insoumise (LFI) veut passer un cap à l’échelon local et assume de faire du scrutin des 15 et 22 mars le « premier tour » de l'élection présidentielle. De quoi espérer remporter plusieurs municipalités de banlieue et se mêler à la bataille du second tour dans les grandes villes, où socialistes et écologistes ne pourront se passer des voix insoumises pour l’emporter.

Le

Paris: PY Bournazel reunion publique campagne municipale Paris
7min

Politique

Municipales : faute d’implantation locale, Renaissance contraint de faire profil bas

La formation de Gabriel Attal a fait le choix d’une campagne a minima pour les élections municipales, avec 360 listes menées sur son nom. Faute d’implantation locale, Renaissance a surtout choisi de former des coalitions avec ses partenaires du centre et de droite pour augmenter le nombre de ses conseillers municipaux. Enjamber les municipales pour mieux lancer la campagne présidentielle, c’est le pari de l’ancien Premier ministre.

Le

Marseille: Marine Le Pen and Franck Allisio at the end of their meeting for the municipal elections
9min

Politique

Municipales 2026 : le Rassemblement national joue sa carte présidentielle

Le parti à la flamme va devoir montrer qu'il est bien implanté localement et qu'il n'a pas perdu sa dynamique avant la présidentielle de 2027. Dans ce cadre, les enjeux des élections municipales jouent un rôle décisif, car actuellement peu ancré localement, chaque mairie gagnée devient pour le Rassemblement national un marchepied stratégique pour le national.

Le