Référendum ADP: 761.000 soutiens enregistrés au 11 septembre
Le Conseil constitutionnel a enregistré à la date de mercredi 761.000 soutiens au référendum d'initiative partagée (RIP) sur la...

Référendum ADP: 761.000 soutiens enregistrés au 11 septembre

Le Conseil constitutionnel a enregistré à la date de mercredi 761.000 soutiens au référendum d'initiative partagée (RIP) sur la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Conseil constitutionnel a enregistré à la date de mercredi 761.000 soutiens au référendum d'initiative partagée (RIP) sur la privatisation d'Aéroports de Paris, ce qui confirme un tassement de la mobilisation depuis l'été.

Le dernier chiffre en date du 29 août faisait état de 713.000 signatures, après 615.000 au 30 juillet et un premier pointage à 480.300 au 1er juillet, ce qui avait marqué un bon démarrage.

Pour être validée, la proposition de loi référendaire doit être approuvée par un dixième des électeurs inscrits, soit 4.717.396 personnes (17.000 signatures par jour) d'ici la mi-mars. Depuis cet été, la moyenne quotidienne est inférieure à 4.000 signatures.

Les initiateurs de la pétition avaient dit en août viser un million de signatures à la rentrée grâce à une intensification de la mobilisation, notamment à l'occasion de la Fête de l'Humanité ces 14 et 15 septembre.

Dès ce million de soutiens, Emmanuel Macron doit mettre en oeuvre le référendum, a réclamé début septembre le député La France Insoumise (LFI) Alexis Corbière, arguant que la réforme constitutionnelle présentée fin août prévoit un abaissement du seuil requis pour organiser un RIP à "un dixième des membres du Parlement et un million d'électeurs".

Depuis le 13 juin et durant neuf mois, les électeurs inscrits sur les listes électorales peuvent apporter leur soutien à la proposition de loi initiée par des parlementaires de droite comme de gauche, réclamant la tenue d'un référendum sur la privatisation du groupe aéroportuaire.

Quelque 250 députés et sénateurs (de LFI à LR, avec le soutien du RN) avaient enclenché début avril la procédure du RIP, introduite dans la Constitution en 2008 mais jamais utilisée jusqu'à présent.

Le Conseil constitutionnel, qui communiquera tous les 15 jours sur l'état de la procédure, précise qu'il a enregistré 3.760 réclamations, dont plus de 1.625 ont reçu réponse à ce jour.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Fighting Fake News
3min

Politique

La chroniqueuse pro-russe Xenia Fedorova visée par un arrêté d’expulsion du territoire français

La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.

Le

FRA – PARIS – CONSEIL CONSTITUTIONNEL
6min

Politique

Aide à mourir : les sénateurs socialistes présentent leurs observations au Conseil constitutionnel 

Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le