Réforme des institutions: le Sénat « disponible » mais contre un débat « tronqué »
Gérard Larcher a réaffirmé mercredi la disponibilité du Sénat à majorité de droite pour examiner la réforme des institutions...

Réforme des institutions: le Sénat « disponible » mais contre un débat « tronqué »

Gérard Larcher a réaffirmé mercredi la disponibilité du Sénat à majorité de droite pour examiner la réforme des institutions...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Gérard Larcher a réaffirmé mercredi la disponibilité du Sénat à majorité de droite pour examiner la réforme des institutions voulue par le gouvernement, mais a mis en garde contre toute velléité de "tronquer" le débat parlementaire.

"La réforme des institutions revient dans l’actualité. Le Sénat je le répète, je l'ai déjà dit mille fois, est disponible", a déclaré le président LR de la chambre haute lors de sa conférence de presse de rentrée.

"Il y a simplement une petite nouveauté de la garde des Sceaux: il faudrait d'abord un accord des assemblées préalable à toute discussion des textes. C'est ignorer le Parlement", a-t-il poursuivi.

L'exécutif a présenté la semaine dernière en Conseil des ministres la dernière version de sa réforme des institutions, qui comprend notamment une réduction de 25% du nombre de parlementaires. La garde des Sceaux Nicole Belloubet a précisé qu'elle ne serait pas examinée au Parlement avant d'avoir obtenu "un accord global préalable" avec les Assemblées, "notamment avec le Sénat".

"Pour moi, il n'est pas question d'avoir un débat parlementaire qui soit tronqué", a déclaré M. Larcher. "Bien sûr, il devra y avoir un certain nombre d'engagements, quand on s'est mis d'accord, mais dire que le débat parlementaire est amputé, ça n'a aucun sens. Le rôle du Parlement, c'est d'enrichir un texte et donc d'ouvrir le débat".

"Le sujet de la représentativité est un sujet sur lequel, je le dis clairement, je ne transigerai pas", a aussi réaffirmé le président du Sénat. Il a suggéré le chiffre de 281 sénateurs, afin qu'il n'y ait "pas plus de 20 départements et collectivités territoriales qui n'aient qu'un seul député et un seul sénateur".

Le volet organique de la réforme fixe à ce stade à 433 le nombre de députés et à 261 le nombre de sénateurs (contre respectivement 577 et 348 actuellement).

M. Larcher a également exclu un renouvellement total du Sénat en 2021, tel qu'envisagé par l'exécutif pour éviter une entrée en vigueur progressive de la réduction du nombre de parlementaires. "Le renouvellement partiel est un principe inscrit dans la Constitution, nous y tenons pour la continuité de l'Etat", a insisté le président du Sénat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Réforme des institutions: le Sénat « disponible » mais contre un débat « tronqué »
3min

Politique

« Soit je quittais l’Afghanistan, soit j’étais morte » : le récit bouleversant de la fuite de cette para-athlète de son pays

Désormais, Zakia Khudadadi concourt sous les couleurs de la France. Un épilogue heureux pour cette championne de para-taekwondo qui a fui son pays en 2021 lors de la prise de pouvoir des talibans. Un récit émouvant, ainsi qu’un combat personnel mené aussi bien sur les tapis que dans la vie, qu’elle raconte au micro de Caroline Delage dans Sport etc… sur Public Sénat.

Le

Réforme des institutions: le Sénat « disponible » mais contre un débat « tronqué »
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le