Réforme des retraites : « En janvier l’âge pivot disparaît, mais en avril il reviendra » déclare Olivier Faure
Le gouvernement a affirmé sa volonté de négocier avec les partenaires sociaux en retirant provisoirement l’âge pivot de la réforme. Mais pour Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS, il s’agit d’une « fausse négociation ».

Réforme des retraites : « En janvier l’âge pivot disparaît, mais en avril il reviendra » déclare Olivier Faure

Le gouvernement a affirmé sa volonté de négocier avec les partenaires sociaux en retirant provisoirement l’âge pivot de la réforme. Mais pour Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS, il s’agit d’une « fausse négociation ».
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« En janvier, l'âge pivot disparaît, mais en avril il reviendra » affirme Olivier Faure, invité de la matinale Bonjour Chez Vous ce lundi 13 janvier. Ce samedi, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé être prêt à revenir sur l’âge pivot, destiné à assurer l’équilibre financier du système de retraites, suivant ainsi une proposition de la CFDT.

Mais il s’agit d’une « fake négociation » pour Olivier Faure, qui pointe notamment le courrier envoyé aux organisations syndicales. « Édouard Philippe dit 'vous pouvez proposer autre chose mais on ne peut pas toucher aux cotisations, au niveau des pensions, aux cotisations patronales’. Il exclut l'argent de la CADES, d'élargir l'assiette. Qu'est-ce qu'il reste ? » dénonce le Premier secrétaire du PS.

« On nous demande de voter […] un chèque en blanc »

Selon le calendrier prévu par le gouvernement, le projet de loi devrait être examiné en séance à partir du 17 février.  « Je viendrai en séance expliquer qu'on est dans le grand foutage de gueule » assène Olivier Faure. Comment voulez-vous qu'on dise oui ou non au projet de loi alors qu'on n’en connaît pas les conséquences ? »

« On nous demande de voter, nous, parlementaires [...], les yeux fermés un chèque en blanc. C'est non ». L’élu socialiste dénonce le peu de marge de manœuvre laissé par le gouvernement et le manque de contenu dans la réforme : notamment sur la question des simulateurs, qui devaient permettre à chacun d’estimer sa future pension.

« Les simulateurs, qui permettent de comprendre ce que chacun d’entre nous aura comme pension, on nous dit qu'on l'aura 6 mois après le vote du projet de loi » déplore-t-il. « C'est la 1ere fois que, sur un texte aussi important, nous n'avons aucune donnée ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le

Recolte betterave 2020
7min

Politique

Projet de loi d'urgence agricole : une censure du Conseil constitutionnel est-elle envisageable ?

Mercredi, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole qui prévoit l'utilisation à titre dérogatoire, pour certaines cultures, de deux néonicotinoïdes interdits en France. Un texte qui va faire l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel par différents groupes politiques. L'année dernière, les Sages avaient censuré une disposition similaire issue d'un texte d'origine sénatoriale, mais les parlementaires ont, depuis, revu leur copie.

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
5min

Politique

Quels ministères ont connu le plus de ministres pendant les mandats d’Emmanuel Macron ?

Les deux quinquennats d’Emmanuel Macron ont été marqués par un nombre important de gouvernements. Sur ces neuf ans, c’est le ministère de la Santé qui a connu le plus de ministres, talonné par les ministères en charge des Collectivités territoriales ou de l’Environnement. Les Armées, l’Economie et les Affaires étrangères sont ceux avec le plus de stabilité. Le reflet de choix politiques ou le fruit d’une instabilité politique ?

Le