Invité de la matinale de Public Sénat, Laurent Pietraszewski n’a pas donné de réponse définitive sur l’avenir de la réforme des retraites. Elle devra attendre une situation sanitaire, économique et sociale plus « sereine », ce qui n’exclut pas une réforme au moins partielle avant la fin du quinquennat. Surtout, la réforme paramétrique semble toujours d’actualité.
Réforme des retraites : « Il faut financer notre système, et le faire en travaillant », pour Laurent Pietraszewski
Invité de la matinale de Public Sénat, Laurent Pietraszewski n’a pas donné de réponse définitive sur l’avenir de la réforme des retraites. Elle devra attendre une situation sanitaire, économique et sociale plus « sereine », ce qui n’exclut pas une réforme au moins partielle avant la fin du quinquennat. Surtout, la réforme paramétrique semble toujours d’actualité.
Pour Laurent Pietraszewski, « le Président de la République a été clair. » Pourtant, personne ne semble vraiment comprendre ce qu’il adviendra de la réforme des retraites, « arrêtée par la crise sanitaire. » Et pour cause, les déclarations récentes des membres du gouvernement ont de quoi semer le doute. Gabriel Attal explique par exemple à la Fête de l’Humanité que certaines parties de la réforme devraient être mises en place avant la fin du quinquennat.
Là encore, pour le secrétaire d’Etat chargé des retraites, pas d’ambiguïtés : « Le Président nous a donné une feuille de route le 12 juillet, porter une attention particulière aux petites retraites. » De quoi faire figurer cette mesure dans le budget de la Sécurité sociale examiné dans un mois par le Parlement, comme l’a évoqué Christophe Castaner aux journées parlementaires de La République en Marche ? « Aujourd’hui ce n’est pas prévu comme cela », tempère tout de suite Laurent Pietraszewski.
Une réforme dans l’attente d’une « situation sereine au niveau sanitaire, économique et social »
En fait, le gouvernement semble ne vouloir donner aucune indication précise sur une éventuelle date ou sur le contenu d’une réforme des retraites « bis » avant la fin du quinquennat, sans pour autant l’exclure. Le secrétaire d’Etat chargé des retraites le justifie par l’incertitude liée à la situation sanitaire : « Cette réforme viendra quand nous serons dans une situation sereine au niveau sanitaire, économique et social. »
Or « il ne vous a pas échappé que la situation sanitaire est particulièrement évolutive. Je suis en difficulté pour vous répondre sur ce que sera la situation sanitaire dans 3 semaines », poursuit Laurent Pietraszewski.
« Il faut faire cette réforme des retraites »
Impossible de donner une échéance donc. Mais sur le fond, le secrétaire d’Etat chargé des retraites n’en démord pas, sa « conviction » est « qu’il faut faire cette réforme des retraites ». « La question c’est quand ? » se demande – comme nous tous – Laurent Pietraszewski. L’autre question c’est surtout laquelle ? On se souvient des atermoiements et des tensions au sein de l’exécutif entre partisans d’une réforme simplement systémique et une réforme paramétrique qui allongerait la durée de cotisation ou reculerait l’âge de départ à taux plein.
Là-dessus, Laurent Pietraszewski est un peu plus clair. Déjà la suppression des régimes spéciaux, véritable ADN de cette réforme des retraites est toujours au programme : « Je crois à l’universalité. » Surtout, le financement du système des retraites, et donc nécessairement la réforme paramétrique, semble rester à l’agenda de l’exécutif : « Si nous voulons avoir une protection sociale de qualité comme aujourd’hui, il faut financer tout cela et le faire, je le crois et je vous le dis, en travaillant », lâche le secrétaire d’Etat chargé des retraites.
En tout état de cause, « nous ne reprendrons pas la réforme là où elle s’est arrêtée », précise Laurent Pietraszewski, qui entend « reprendre les concertations. » Un débat qui devrait se régler dans la campagne présidentielle alors ? Là encore, rien n’est moins sûr : « Ce sujet va nous occuper dans les semaines qui viennent, même avant la campagne. »
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