Réforme des retraites : « Je ne la vois pas comme une forme d’affrontement », tempère Stanislas Guerini
Invité de notre matinale, Stanislas Guerini a temporisé sur la question de la réforme des retraites, qui pourrait être introduite par amendement dans le budget de la Sécurité sociale. Le ministre de la Fonction publique a renvoyé cette décision aux consultations menées par Olivier Dussopt aujourd’hui, et a promis une clarification lors de la présentation du budget de la Sécu le 26 septembre prochain.

Réforme des retraites : « Je ne la vois pas comme une forme d’affrontement », tempère Stanislas Guerini

Invité de notre matinale, Stanislas Guerini a temporisé sur la question de la réforme des retraites, qui pourrait être introduite par amendement dans le budget de la Sécurité sociale. Le ministre de la Fonction publique a renvoyé cette décision aux consultations menées par Olivier Dussopt aujourd’hui, et a promis une clarification lors de la présentation du budget de la Sécu le 26 septembre prochain.
Louis Mollier-Sabet

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Alors qu’Olivier Dussopt reçoit les partenaires sociaux ce lundi, le gouvernement continue de défendre la « nécessité » de mener une réforme des retraites. « Cette réforme est nécessaire. On ressent bien qu’il y a besoin de travailler plus pour pouvoir financer des progrès et la transition démographique », explique ainsi Stanislas Guerini. « Ensuite différentes possibilités de méthode s’ouvrent à nous », poursuit le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques. La question qui semble agiter l’exécutif en effet, c’est celle du véhicule législatif que prendrait cette réforme des retraites. Doit-on faire cette réforme par une loi spécifique ou – comme cela est évoqué dans certains médias depuis quelques semaines – par un amendement dans le budget de la Sécu qui permettrait simplement de relever l’âge légal de départ ainsi que la durée de cotisation ? « Je n’ai pas à m’exprimer sur le fait de le faire dans le budget de la Sécu ou dans une loi ad hoc. Mon collègue Olivier Dussopt reçoit aujourd’hui les organisations syndicales, c’est à lui de conduire cette discussion-là », se contente de répondre Stanislas Guerini.

« Tout ceci nécessite d’avoir la discussion le plus tôt possible »

« D’ici l’examen du budget, il y aura une clarté sur la façon d’avancer », assure tout de même le ministre de la Fonction publique, qui renvoie donc l’échéance à la semaine prochaine, puisque le budget de la sécurité sociale sera présenté en conseil des ministres le 26 septembre prochain. En attendant, le sujet divise, même au sein de la majorité. François Bayrou met notamment le Président en garde dans Le Parisien contre « un passage en force » par amendement budgétaire, tout en estimant que ce genre de démarches empiète sur le rôle du Conseil national de la refondation qu’il préside. Faire passer une réforme aussi structurelle par amendement à un texte budgétaire présente un risque politique, mais Stanislas Guerini ne veut pas voir cette réforme des retraites « comme une forme d’affrontement » ou un moyen de démontrer « une capacité d’imposer les choses. » « Il faut des marges pour construire une progressivité, d’augmenter l’âge légal de quelques mois par an. Tout ceci nécessite d’avoir la discussion le plus tôt possible, en concertation avec les organisations syndicales », précise-t-il. Mais est-ce possible si la réforme des retraites se fait par amendement ? Là encore, le ministre ne se prononce pas : « Sur un dossier aussi important, je ne vais pas vous donner une opinion en tant que ministre du gouvernement, alors que je ne suis pas en charge du dossier. » On l’a compris, la majorité temporise en ne fermant aucune porte. Une façon, aussi, de maintenir la pression sur LR en reprenant une mesure symboliquement forte pour la droite, en position de pivot au Parlement.

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