Réforme des retraites : « Plus de 99 % a été validé par le Conseil d’État », affirme Pietraszewski
Malgré l’avis consultatif critique rendu par le Conseil d’État sur le projet de loi de réforme des retraites, le secrétaire d'État chargé des Retraites a estimé que l’essentiel des dispositions était bien validé. Sur les autres points qui fâchent, le gouvernement « assume », réagit-il.

Réforme des retraites : « Plus de 99 % a été validé par le Conseil d’État », affirme Pietraszewski

Malgré l’avis consultatif critique rendu par le Conseil d’État sur le projet de loi de réforme des retraites, le secrétaire d'État chargé des Retraites a estimé que l’essentiel des dispositions était bien validé. Sur les autres points qui fâchent, le gouvernement « assume », réagit-il.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La sévérité des remarques dressées par le Conseil d’État dans son avis consultatif sur la réforme des retraites semble ne pas remettre en cause la détermination du gouvernement à porter dès février son projet devant le Parlement. Invité d’Audition publique, sur Public Sénat, LCP-Assemblée nationale et Le Figaro Live, le secrétaire d'État chargé des Retraites a relativisé le ton général émis par la plus haute juridiction administrative du pays. « La quasi-totalité des éléments du texte – plus de 99 % – a été validée par le Conseil d’État, c’est ça qu’il faut retenir », a déclaré Laurent Pietraszewski.

Mais l’avis dresse cependant une série d’inquiétudes sur des fondements du texte. Alors que va s’engager début février les travaux à l’Assemblée nationale, le Conseil d’État déplore un recours élevé aux ordonnances qui va, selon lui, faire « perdre la visibilité d'ensemble », et donc faire peser un risque juridique. Le secrétaire d’État y voit, au contraire, un avantage. « Elles laissent de l’espace au dialogue social », a-t-il assuré, rappelant que les lois d’habilitation et de ratification montrent que le « Parlement est respecté ».

« Ce n’est pas un coup dur que le Conseil d’État s’exprime », a assuré l’ancien député. Les griefs listés sont pourtant loin d’être des points de détails. L’avis déplore des « projections financières lacunaires » : le secrétaire d’État a rappelé qu’une conférence de financement rendrait ses conclusions.

Le gouvernement « assume » le calendrier contraint

Quant à l’autre élément le plus saillant de l’avis – l’engagement à faire voter une autre loi, de planification, pour mettre en œuvre une revalorisation salariale dans l’Éducation nationale afin de préserver le niveau des pensions – Laurent Pietraszewski ne s’est pas non plus inquiété, même si la disposition est considérée comme « contraire à la Constitution ». « Le gouvernement assume de faire un geste très clair vis-à-vis des enseignants et des recherches et de mettre dès le début du texte le fait qu’il faille revaloriser les salaires. »

Plus généralement, le Conseil d’État a mis en garde le gouvernement sur la « sécurité juridique » de son avis qui ne peut être assuré, compte tenu du faible délai pour se prononcer. Là encore, Laurent Pietraszewski ne s’est pas dérobé. « Nous avons pris un engagement, et nous le tenons, de présenter ce texte le 24 janvier au Conseil des ministres et ensuite, d’être dans une situation d’avoir un vote avant les municipales pour le passage à l’Assemblée. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Réforme des retraites : « Plus de 99 % a été validé par le Conseil d’État », affirme Pietraszewski
6min

Politique

« Nous n’avons pas le moindre objectif en ce qui concerne les élections », assure le directeur de Périclès, l’organe d’influence de Pierre-Édouard Stérin

Entendu par la commission d'enquête sénatoriale sur le financement privé des politiques publiques, Arnaud Rérolle, le directeur général de Périclès, un organe de financement abondé par le milliardaire ultraconservateur Pierre-Edouard Stérin, s’est défendu de toute entreprise politique. S’il assume la volonté de défendre des projets portés par une ligne « de droite, d’inspiration libérale-conservatrice », il assure ne pas chercher à construire « une majorité politique » en vue de 2027.

Le

Paris : parliamentary groups speak to medias after a meeting of the bill to combat antisemitism
2min

Politique

Enquête pour corruption : le Sénat lève l’immunité parlementaire de Francis Szpiner, « afin de permettre son placement en garde à vue »

Le sénateur Les Républicains Francis Szpiner, ancien maire du XVIe arrondissement, est visé depuis octobre 2024 par une enquête du parquet de Paris. L’élu est suspecté d’avoir monnayé les faveurs sexuelles d’une jeune femme contre l’attribution d’un logement social. Des faits contestés par l’intéressé, qui devrait être prochainement placé en garde à vue.

Le

TAHITI SWIMRUN 2024
6min

Politique

« Mettre les Outre-mer au centre du jeu » : les sénateurs appellent à renforcer la stratégie française et européenne dans le bassin pacifique

Après deux volets sur l’océan Indien et l’océan Atlantique, la délégation sénatoriale aux Outre-mer s’est penchée sur l’intégration régionale de la Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et la Polynésie française, jugée insuffisante. Les sénateurs appellent la France et l’Union européenne à prioriser ces territoires, notamment via un ministère dédié, dans une région clé de la géopolitique mondiale.

Le

Declaration des impots sur le revenu en ligne
4min

Politique

Transparence de la vie publique : record du nombre de contrôles exercés par la Haute autorité en 2025

Dans son rapport annuel, la Haute autorité de la transparence de la vie publique (HATVP) indique avoir réalisé un contrôle de 5 795 déclarations patrimoniales et d’intérêts des responsables publics et a rendu 641 avis sur des projets de mobilité professionnelle entre les secteurs public et privé. 57 dossiers ont été transmis au parquet pour défaut de déclaration. Des chiffres record. La Haute autorité formule également des propositions pour rationaliser ses contrôles.

Le