« Remontada » dans l’affaire Lambert: Philippe se dit « choqué » par une « espèce de joie malsaine »
Le Premier ministre Edouard Philippe s'est dit jeudi "assez choqué" par "l'espèce de joie malsaine" après l'utilisation de l...

« Remontada » dans l’affaire Lambert: Philippe se dit « choqué » par une « espèce de joie malsaine »

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est dit jeudi "assez choqué" par "l'espèce de joie malsaine" après l'utilisation de l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est dit jeudi "assez choqué" par "l'espèce de joie malsaine" après l'utilisation de l'expression "remontada" par l'un des avocats des parents de Vincent Lambert, suite à la décision judiciaire surprise lundi soir de reprendre les soins.

"Dans cette affaire d'une complexité et d'une difficulté humaine redoutables, j'ai été assez frappé et assez choqué par l'espèce de joie bizarre et à mon avis malsaine", a déclaré le chef du gouvernement sur Cnews, en déplorant qu'on puisse "parler de remontada dans ce cas".

Lui prend au contraire cette affaire avec "beaucoup de tristesse" en y voyant "une famille qui est profondément divisée".

La nouvelle est tombée lundi soir en pleine marche parisienne réunissant plusieurs centaines de personnes qui réclamaient "la vie pour Vincent". Une énorme clameur a retenti quand l'un des avocats des parents, Me Jérôme Triomphe, a lancé à la foule "On a gagné !". "C'est la remontada !", s'est exclamé l'autre avocat, Me Jean Paillot.

"On est à la fois dans la question de principe mais on est aussi dans la question intime et personnelle", a souligné le Premier ministre, en confessant "que nous avons eu avec mon père à nous poser la question de l'arrêt des soins".

"C'est un vrai sujet politique avec un grand P, parce que c'est un sujet de société, mais surtout pas un sujet de petite politique", a mis en garde le Premier ministre, en assurant l'aborder avec "beaucoup d'humilité".

Pour lui, la solution n'est "pas nécessairement dans une loi" mais elle est d'abord "individuelle": "La première leçon c'est de rédiger des directives anticipées".

Le chef du gouvernement a estimé que le cadre légal actuel, la loi Claeys-Léonetti, "est une bonne loi rentrée en application il y a peu de temps".

"Je serais plutôt partisan de laisser le temps à cette loi de produire ses effets, mais je comprends qu'il puisse y avoir des débats sur ces questions qui sont parfaitement légitimes", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Remontada » dans l’affaire Lambert: Philippe se dit « choqué » par une « espèce de joie malsaine »
3min

Politique

Venezuela : « Tout contrevient au droit international dans cette affaire », relève Sébastien Lecornu

Interrogé aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat sur la stratégie de la France face aux velléités impérialistes des Etats-Unis au Venezuela et demain au Groenland, Sébastien Lecornu a rappelé que le prochain débat au Parlement sur le sujet, prévu dans les 15 jours, permettra d’aborder la question de l’autonomie stratégique de la France et de l’Europe.

Le

Retailleau travail
7min

Politique

« La fête est finie » : Bruno Retailleau veut supprimer les 35 heures, inciter à la reprise d’activité et plafonner les aides sociales pour relancer l’emploi

Le président des LR a présenté sa recette pour inciter au travail et permettre aux Français de gagner plus, faite de « zéro cotisation » au-delà des 35 heures, de plafonnement à 70 % du Smic des aides sociales et de relance de la réforme de l’allocation chômage. « Il faut changer totalement de modèle. Il va falloir renverser la table », prévient Bruno Retailleau.

Le