Report des régionales 2021 : Retailleau dénonce une « magouille »
Le président du groupe LR au Sénat estime qu’un report des élections départementales et régionales de mars 2021 « consiste à abîmer la démocratie ». ll est convaincu que le but est de mettre en difficulté d’éventuelles candidatures de Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse en 2022.

Report des régionales 2021 : Retailleau dénonce une « magouille »

Le président du groupe LR au Sénat estime qu’un report des élections départementales et régionales de mars 2021 « consiste à abîmer la démocratie ». ll est convaincu que le but est de mettre en difficulté d’éventuelles candidatures de Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse en 2022.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Bruno Retailleau voit clairement dans l’idée d’Emmanuel Macron de repousser les élections départementales et régionales, prévues en mars 2021, une manœuvre électoraliste pour fragiliser d’éventuels adversaires, qui pourraient servir de recours pour la droite. Le président de la République a, à nouveau, posé cette hypothèse la semaine dernière, lors d’une réunion avec des présidents de groupes parlementaires (relire notre article). Cette solution faciliterait, selon l’Élysée, le plan de relance post-Covid-19 et la mise en place d'une décentralisation plus approfondie.

Invité d’Audition publique, sur les chaînes parlementaires, en partenariat avec Le Figaro Live, le président du groupe LR considère qu’il s’agit d’une tactique « pour mettre en difficulté un certain nombre de présidents de région qui pourraient être des concurrents », citant les exemples de Xavier Bertrand, président du Conseil régional des Hauts-de-France ou Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d’Île-de-France. « Il se dit "nous, on donnera de l’argent aux départements, aux régions, qu’à la condition qu’ils nous aident à repousser de pratiquement 18 mois le calendrier électoral" », a dénoncé le sénateur de Vendée, parlant d’une « magouille ».

 « Comment un chef d’État – j’espère aussi qu’il est un homme d’État – peut-il proposer ce genre de solution qui consiste à abîmer la démocratie ? La démocratie, c’est le respect des règles », a-t-il ajouté. « On ne peut pas bidouiller un calendrier électoral en fonction de ses intérêts personnels. »

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le