Retailleau (LR) favorable à un référendum d’initiative citoyenne
Le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, s'est dit "favorable" mardi à un référendum d'initiative citoyenne, une des...

Retailleau (LR) favorable à un référendum d’initiative citoyenne

Le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, s'est dit "favorable" mardi à un référendum d'initiative citoyenne, une des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, s'est dit "favorable" mardi à un référendum d'initiative citoyenne, une des principales revendications des "gilets jaunes", mais cette mesure devra être "encadré(e)".

"Je suis favorable au référendum. Il faudra équilibrer notre démocratie représentative. Il faut avoir des référendums sur des grands sujets, qui ne soient pas plébiscitaires. Le référendum d'initiative populaire, j'y suis favorable, mais encadré", a déclaré Bruno Retailleau sur LCI, tout en rappelant que le référendum est "une tradition de la Ve République".

Depuis plusieurs années, "le référendum a été délaissé et pire, il a été contourné comme pour l'Europe ou Notre-Dame-des-Landes", a déclaré l'ancien président du Conseil régional des Pays-de-la-Loire.

Pour le sénateur, le mouvement des "gilets jaunes" illustre un " malaise démocratique" et une "colère civique".

Il est favorable à ce que soit abaissé à 1 million de signatures le seuil requis pour un "référendum d'initiative partagée" déjà prévu dans la Constitution, aujourd'hui à 10% des électeurs inscrits (soit 4,5 millions d'électeurs), mais avec toujours "le filtre parlementaire", tout en l'abaissant aussi.

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé la tenue d'un débat sur le référendum d'initiative citoyenne (RIC), qui peut être un "bon instrument dans une démocratie, mais pas sur n'importe quel sujet ni dans n'importe quelles conditions", avait-il estimé lundi dans le quotidien Les Échos.

"Dans un souci d'apaisement, je proposerai de voter" la loi d'"urgence économique et sociale" qui rassemble les mesures proposées par Emmanuel Macron pour répondre à la crise des "gilets jaunes", et qui sera votée au Sénat vendredi.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
8min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : Emmanuel Macron a-t-il tiré un trait sur sa promesse d’une application d’ici la fin de son mandat ?

Après la censure par le Conseil constitutionnel, au mois d'août, d'un texte visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, Emmanuel Macron a demandé, lundi, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'avancer sur un texte européen en la matière. Mais l'harmonisation de cette interdiction au niveau des 27 pourrait prendre du temps et contrecarrer le calendrier du chef de l'État, qui en avait fait un engagement de son dernier quinquennat.

Le