Retailleau (LR) ne voit pas Macron fixer un référendum le jour des européennes
Organiser "un référendum peut être une bonne idée, mais certainement pas le jour des européennes", a déclaré Bruno Retailleau, le...

Retailleau (LR) ne voit pas Macron fixer un référendum le jour des européennes

Organiser "un référendum peut être une bonne idée, mais certainement pas le jour des européennes", a déclaré Bruno Retailleau, le...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Organiser "un référendum peut être une bonne idée, mais certainement pas le jour des européennes", a déclaré Bruno Retailleau, le chef de file des sénateurs LR, après avoir été reçu mardi par Emmanuel Macron.

"Je suis convaincu qu'il ne viendra pas à l'idée du président de la République de le faire concomitamment aux élections européennes", a précisé M. Retailleau à l'issue d'un entretien avec le chef de l'Etat dans le cadre du grand débat.

Car "ce serait confisquer le débat européen et jouer l'Europe à la roulette russe du référendum", a-t-il ajouté.

Au cours d'un entretien de plus d'une heure, le sénateur a dit au président que, étant "la clé de voûte des institutions, en quelque sorte le père de la Nation", il avait la responsabilité de ne pas aggraver "la division entre les Français, entre les gens du bas et les gens d'en haut". "Et parce qu'il est président de la République, il doit faire très attention dans son expression à faire en sorte qu'il n'ajoute pas à cette division. C'est fondamental", a-t-il ajouté.

Pour lui, "les Français ne demandent pas la proportionnelle tous les jours sur les rond-points. Ils demandent du pouvoir d'achat, ils demandent moins d'impôts, et on ne réglera cette question que si on fait moins de dépenses publiques. "Il faut faire de vraies réformes, pas des semblants de réforme", selon lui.

Bruno Retailleau a également indiqué avoir dit à Emmanuel Macron que la crise actuelle était aussi une "crise territoriale" car "on a construit une société de l'éloignement avec des régions, des cantons, des communautés de communes toujours plus grands (...) Or c'est dans la proximité qu'on construit la confiance".

Avant lui, Emmanuel Macron s'est entretenu mardi avec trois présidents de groupe à l'Assemblée: Patrick Mignola (Modem), Valérie Rabault (PS) et Jean-Christophe Lagarde (UDI). Il a ensuite reçu André Chassaigne (PCF) avant Marine Le Pen (RN) et Jean-Luc Mélenchon (LFI), attendus mercredi à l'Elysée.

Partager cet article

Dans la même thématique

Retailleau (LR) ne voit pas Macron fixer un référendum le jour des européennes
5min

Politique

Choose France 2026 : « Choisir la France », un pari gagnant pour les investisseurs étrangers selon Roland Lescure, ministre de l’Économie

Malgré les tensions géopolitiques, le ralentissement économique mondial et l’approche de la fin du second quinquennat d’Emmanuel Macron, l’édition 2026 du sommet Choose France bat tous les records. Avec 93 milliards d’euros de nouveaux investissements annoncés, le gouvernement voit dans cette neuvième édition la confirmation de l’attractivité retrouvée du territoire français. Au micro de Public Sénat, le ministre de l’économie Roland Lescure a défendu le bilan d’une politique menée depuis près d’une décennie pour faire de la France une terre d’accueil privilégiée des capitaux étrangers.

Le

Retailleau (LR) ne voit pas Macron fixer un référendum le jour des européennes
3min

Politique

Loi de programmation militaire : la droite sénatoriale a voulu « acter un désaccord profond avec le gouvernement », justifie Cédric Perrin

Au lendemain d’une séance rocambolesque, où la droite sénatoriale a échoué à faire porter l’effort supplémentaire à 50 milliards d’euros dans la loi de programmation militaire, pour finalement s’opposer aussi à la hausse de 36 milliards d’euros, prévue dans le texte initial, le président de la commission de la défense, Cédric Perrin a justifié la position de son groupe devant la presse.

Le

Retailleau (LR) ne voit pas Macron fixer un référendum le jour des européennes
3min

Politique

Déjeuner d’Annie Genevard en présence de Xenia Fedorova : « Symptomatique de la porosité entre une partie de la droite et l’extrême droite », tacle Laurence Rossignol

Suite aux révélations de la présence de la ministre de l’Agriculture à un déjeuner récent de l’Institut de l’Espérance, cercle de réflexion lancé par le milliardaire ultraconservateur, Vincent Bolloré, où figurait parmi les invités, Xenia Fedorova, propagandiste du Kremlin, la sénatrice socialiste, Laurence Rossignol a demandé des explications au gouvernement.

Le