Retailleau ne sera pas candidat à la présidence de LR
Le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat Bruno Retailleau ne sera pas candidat à la présidence du parti, pour ...

Retailleau ne sera pas candidat à la présidence de LR

Le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat Bruno Retailleau ne sera pas candidat à la présidence du parti, pour ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat Bruno Retailleau ne sera pas candidat à la présidence du parti, pour "préserver l'unité du groupe parlementaire" au Sénat et "éviter une nouvelle guerre des chefs" chez LR, en crise ouverte depuis les européennes.

Sollicité par l'AFP, M. Retailleau a motivé son choix par "trois raisons principales". "Je suis le garant de l'unité d'un groupe parlementaire, qui occupe une position centrale au Sénat. C'est le seul en mesure de construire et d'incarner une alternative institutionnelle au gouvernement, au sein de la seule institution qui soit un contre-pouvoir à l'exécutif. Je ne veux pas le fragiliser".

Deuxième raison: "la droite est terriblement affaiblie. Une nouvelle guerre des chefs la condamnerait irrémédiablement", a développé le sénateur de Vendée.

"Troisième point: il y a une volonté de tout changer. Ma conviction, et c'est une certitude, est que l'on ne peut plus prendre des demi-mesures. Ca ne marchera pas. On change tout du sol au plafond, on se réinvente profondément. Ou on meurt", a ajouté M. Retailleau.

Le nom de Christian Jacob, patron du groupe LR à l'Assemblée nationale, circule avec insistance pour la présidence du parti, de même que celui du premier vice-président de LR Guillaume Peltier. Le scrutin est prévu les 12-13 octobre et, en cas de deuxième tour, les 19 et 20 octobre.

"Christian Jacob a des qualités humaines reconnues: la franchise, la loyauté, le sens de l'engagement. Mais il doit être candidat pour lui-même, non par procuration. Il ne faudrait pas qu'il se laisse emprisonner par ceux qui veulent que rien ne change", a également déclaré M. Retailleau dans un entretien accordé au Point.

"Malheureusement, je ne suis pas sûr que les esprits soient mûrs à LR pour que tout change. Le mouvement civique du futur devra donner du sens, privilégier le débat d'idées, être très largement numérique, totalement décentralisé également: son cœur sera dans les territoires, et certainement pas à Paris, pour être à l'écoute de ses militants. Il devra tourner le dos au caporalisme, se questionner et se requestionner sur tous les sujets en permanence".

"Je pense que la droite n'est pas morte. Je ne sais pas encore qui saura l'incarner. Est-ce que cela peut être LR ? Aujourd'hui, je n'en suis pas sûr… Quel gâchis, car les idées de droite sont majoritaires dans le pays", a-t-il dit.

Partager cet article

Dans la même thématique

Retailleau ne sera pas candidat à la présidence de LR
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le

lisnard ok
13min

Politique

« Personne ne le connaît, mais tout le monde en parle » : David Lisnard, réel « engouement » ou « bulle algorithmique » ?

C’est le « caillou dans la chaussure » de Bruno Retailleau. David Lisnard, candidat très libéral et conservateur, vient bousculer la campagne du président des LR, qui peine à décoller. Grâce à une stratégie savamment orchestrée sur les réseaux sociaux, qui a fait connaître la « marque » Lisnard et lui a ouvert la porte des sondages, le maire de Cannes espère jouer sa carte. Reste à savoir jusqu’où.

Le

Retailleau ne sera pas candidat à la présidence de LR
5min

Politique

« Dérive autoritaire » : la gauche sénatoriale vent debout après l’adoption d’un amendement sur le blocage de certains contenus sur les réseaux sociaux 

En séance, le gouvernement a fait adopter un amendement permettant à l’autorité administrative de bloquer des contenus issus des réseaux sociaux lorsque des appels à la violence et au pillage y sont diffusés. Un amendement qui a provoqué la colère de la gauche sénatoriale dénonçant une dérive autoritaire.

Le