Retraites: au sixième jour, les députés adoptent… deux premiers amendements
Au sixième jour de débats toujours au ralenti sur la réforme des retraites à l'Assemblée, les députés ont adopté samedi sous les...

Retraites: au sixième jour, les députés adoptent… deux premiers amendements

Au sixième jour de débats toujours au ralenti sur la réforme des retraites à l'Assemblée, les députés ont adopté samedi sous les...
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Au sixième jour de débats toujours au ralenti sur la réforme des retraites à l'Assemblée, les députés ont adopté samedi sous les applaudissements de la majorité deux premiers amendements concernant les aidants familiaux et le handicap.

Décliné à l'identique par des députés de divers bords, l'amendement concernant les aidants ajoute dans les principes généraux de la réforme leur prise en considération dans les objectifs de solidarité du système "universel" de retraite.

Le secrétaire d'État Laurent Pietraszewski s'y est dit favorable, comme le co-rapporteur Nicolas Turquois (MoDem), des élus saluant "un beau moment de consensus".

L'amendement, qui avait déjà eu un feu vert en commission spéciale auparavant, a été adopté à l'unanimité par 105 voix, sous les applaudissements debout de la majorité et de certains LR. "Merci pour cet enthousiasme", a salué au perchoir Sylvain Waserman (MoDem).

Dans la soirée, et également avec l'avis favorable du gouvernement, les députés ont adopté un deuxième amendement, proposé par des LR et des élus Libertés et territoires, prévoyant que le futur système de retraite tiendra compte de la situation des personnes ayant un handicap.

Engagés dans une "partie de ping-pong infernale" depuis lundi, selon les termes d'un élu centriste, les députés vont poursuivre dimanche l'examen de l'article premier, avec quelque 34.500 amendements à débattre encore sur le projet de loi.

Face au blocage persistant, des responsables d'opposition dont l'insoumis Jean-Luc Mélenchon ont proposé de revoir l'organisation des débats et de passer à un autre article. Mais la majorité, "pas dupe", a plutôt invité LFI et PCF à retirer leur flopée d'amendements.

"Franchement, si vous vouliez qu'on aille vraiment sur les titres de fond (...), eh bien allons-y, retirez vos sous-amendements une fois pour toutes et avançons", a ainsi lancé la présidente de la commission spéciale Brigitte Bourguignon (LREM).

Le rapporteur général Guillaume Gouffier-Cha (LREM) a aussi refusé de débattre du texte "un peu comme on a envie, comme à la buvette".

"Vous semblez vous rendre compte des limites de l'exercice que vous avez pratiqué depuis six jours", a observé le ministre chargé des Relations avec le Parlement Marc Fesneau, s'opposant à l'idée de réorganiser les débats "au fur et à mesure" alors que le texte est "organisé en titres, en articles".

Au perchoir, Sylvain Waserman a conclu que l'option avait été "clairement fermée de façon propre".

Alors que la majorité renvoie déjà la responsabilité d'un éventuel 49-3 à la gauche de la gauche, Sébastien Jumel (PCF) a jugé qu'"après cet épisode", elle "ne pourra plus se prévaloir de rien pour ne pas porter la responsabilité du 49-3".

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