Retraites: Berger demande au gouvernement de « sortir du bois »
Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a demandé au gouvernement de "sortir du bois" pour "éclaircir sa position sur la...

Retraites: Berger demande au gouvernement de « sortir du bois »

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a demandé au gouvernement de "sortir du bois" pour "éclaircir sa position sur la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a demandé au gouvernement de "sortir du bois" pour "éclaircir sa position sur la pénibilité, sur les carrières des femmes, sur les régimes particuliers", lors d'un entretien sur RTL vendredi.

"Le gouvernement doit redonner du sens à la réforme qu'il veut porter, en disant +on veut une réforme juste, qui va réduire les inégalités que subissent les femmes, les carrières précaires, ceux qui ont des métiers pénibles, ceux qui ont travaillé un peu dans le privé et un peu dans le public et qui sont pénalisés au moment de la retraite+, en gros, qu'il dise les éléments de progrès qui doivent être contenus dans cette réforme", a souligné M. Berger.

"S'il ne le dit pas, il donne à penser que cette réforme serait une punition et si c'est une punition, personne ne l'acceptera", ajoute-t-il.

Interrogé sur les dissensions entre le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye et Emmanuel Macron sur la clause dite "du grand-père", qui réserverait la réforme aux seuls nouveaux entrants sur le marché du travail, M. Berger a répondu: "Je pense surtout que ça révèle qu'ils ne sont pas calés".

Pour lui, "la réforme s'applique à tout le monde". "Il peut y avoir des spécificités professionnelles, par exemple c'est le cas des cheminots", a-t-il dit. "Tous ceux qui ont une promesse à un moment donné, notamment sur la question de l'âge de départ, c'est leur contrat de départ, il faut des périodes de transition suffisamment longues" mais "ça ne peut pas être pour tout le monde".

En effet, "si on fait entrer juste les nouveaux entrants (dans le régime universel) ça veut dire que les femmes, il faut qu'elles acceptent encore pendant une quarantaine d'années d'avoir une retraite en moyenne inférieure de 30% à celle des hommes", a-t-il relevé.

"Ce que je veux dire par là, c'est que le système actuel comporte de profondes inégalités et ce qu'on veut dans cette réforme, c'est réduire ces inégalités, c'est les combattre", a-t-il ajouté pour justifier ses réserves sur la "clause du grand-père".

"Aujourd'hui, le gouvernement, par ses atermoiements, donne à penser que cette réforme, ils en auraient peur parce qu'elle serait punitive", a déploré Laurent Berger.

Partager cet article

Dans la même thématique

Service National Universel
7min

Politique

SÉRIE D’ÉTÉ - Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? Le Service national universel (SNU), enterré avant d’avoir été généralisé

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce premier épisode : le Service national universel (SNU), un programme d’engagement au service de la nation, à l’attention des jeunes, et directement inspiré du service militaire.

Le

Documentaire Paris le mystère du palais disparu de Stéphane Jacques
5min

Politique

Paris, le mystère d’un palais disparu

Les promeneurs, touristes ou Parisiens qui déambulent sur le parvis de Notre-Dame, s’imaginent-ils qu’à quelques pas de là se dressait au Moyen Âge, l’une des plus somptueuses résidences d’Europe ? Et surtout, comment, six siècles plus tard, le tout premier palais de nos rois, bâti sur l’île de la Cité, au beau milieu de la capitale, a-t-il pu devenir ce fantôme de l’Histoire ? Dans son documentaire Le mystère du palais disparu, Stéphane Jacques retrace l’enquête menée par un trio de scientifiques spécialistes de la reconstitution numérique.

Le

Retraites: Berger demande au gouvernement de « sortir du bois »
2min

Politique

Mazarine Pingeot sur François Mitterrand : « J'étais insolente avec mon père »

Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.

Le