Retraites : Delevoye présente sa méthode et son calendrier
En clôture du colloque organisé au Sénat, le haut-commissaire à la réforme des retraites a promis qu’il n’y aurait pas de « sang sur les murs ».

Retraites : Delevoye présente sa méthode et son calendrier

En clôture du colloque organisé au Sénat, le haut-commissaire à la réforme des retraites a promis qu’il n’y aurait pas de « sang sur les murs ».
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Le gouvernement organise son « big bang » des retraites. Au Sénat, un colloque était organisé pour évoquer cette réforme systémique. Après les tables rondes, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye a conclu la journée en esquissant les grandes lignes du projet. « Personne n’ignore la volonté du Président de la République de transformer le pays avec rapidité, volonté et détermination » a-t-il souligné. « Il a validé la méthode que nous proposons d’un calendrier qui nous laisse toute l’année 2018 en dialogue et concertation » pour une loi « débattue dans le premier semestre 2019. »

Sur le contenu, il a rappelé son attachement à la « solidarité » et rejeté « l’individualisme » dans la société française. « Ce projet n’est pas une réforme des retraites, mais la mise en place d’un système universel qui doit renforcer la solidarité intergénérationnelle et faire en sorte que chacun se sente responsabilisé » a-t-il souligné.

Il a d’ailleurs précisé que la réforme devait être vue comme une opportunité, un « moment unique de tout mettre à plat » pour les retraites. « Pourquoi j’ai souhaité ce débat parlementaire très en avant ? Je veux éviter que vous arriviez les poches bourrées d’amendements pour dire : ‘défendez ma caisse de médecins ! Touche pas à mon militaire ! Touche pas aux fonctionnaires !’  Ce n’est pas mon style. »

Moins d'un an pour poser les questions sur la table

Le calendrier est désormais fixé : les grandes réflexions seront mises sur la table d’ici fin juillet. « Le système n’est pas malade, contrairement à ce que l’on dit. La perception est que toutes les réformes sur les retraites sont anxiogènes, punitives, et régressives. Cette réforme doit être positive » a-t-il martelé, soulignant que « si l’objectif est clair, les chemins peuvent être différents. »

Outre le régime des actifs, deux autres questions seront évoquées d’ici fin juillet : le cas des inactifs (chômage, arrêt maladie…) et l’égalité hommes-femmes.

Puis, de début septembre à la fin de l’année, trois autres questions seront abordées : d’abord, les conditions d’ouverture des droits à la retraite, puis un débat sur « la reconnaissance de certains parcours professionnels et donc les conditions de départs anticipés » a expliqué Jean-Paul Delevoye. « Certaines professions qui bénéficient d’assiettes de cotisations inférieures ne justifient pas cette différence » précise-t-il. « Nous serons extrêmement intransigeants sur ce que nous estimons juste et ce que nous estimons injuste. Cette réforme doit être une prise de conscience. »

Mais il refuse le « sang sur les murs » soulignant, par exemple, que les fonctionnaires « ne sont pas si avantagés que cela par rapport au nombre d’enfants. » Dernier point, il s’agira de construire un système « adaptable  soit aux périodes de tempêtes, soit aux périodes de croissance. »

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