Retraites: la gauche puis LR quittent l’hémicycle de l’Assemblée
Les trois groupes de gauche - PS, PCF et LFI - ont quitté d'un bloc l'hémicycle de l'Assemblée jeudi, dénonçant "une mascarade de...

Retraites: la gauche puis LR quittent l’hémicycle de l’Assemblée

Les trois groupes de gauche - PS, PCF et LFI - ont quitté d'un bloc l'hémicycle de l'Assemblée jeudi, dénonçant "une mascarade de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les trois groupes de gauche - PS, PCF et LFI - ont quitté d'un bloc l'hémicycle de l'Assemblée jeudi, dénonçant "une mascarade de débat", lors de l'examen du projet de loi organique sur la réforme des retraites, avant d'être imités par la droite LR qui s'est plaint de l'absence de vote solennel.

Alors que depuis mercredi, au lendemain de l'adoption en première lecture du volet principal via le recours à l'arme du 49-3, l'examen de ce second volet avançait à un rythme soutenu, le communiste Sébastien Jumel a lancé la charge après une brève suspension de séance.

Il a jugé "insupportable" de voir la majorité "ronronner comme s'il ne se passait rien dans le pays", des élus de gauche ayant fustigé à plusieurs reprises des réponses lacunaires du gouvernement et de la rapporteure Cendra Motin (LREM).

"Soit on vous laisse dérouler +tranquillou+ ce mauvais projet", soit "nous considérons que les choses vont se jouer ailleurs", a-t-il poursuivi, prédisant notamment à la majorité une "raclée monumentale" lors des municipales des 15 et 22 mars.

"Pour les oppositions à la gauche de cet hémicycle, il est temps de tirer le rideau", a ajouté Clémentine Autain (LFI) dénonçant "une triste comédie" et un "simulacre de démocratie".

"Pour reprendre les termes de l'écrivaine Virginie Despentes, nous aussi on se lève et on se barre!", a-t-elle lancé.

"Mon groupe quittera lui aussi l'hémicycle", a enchaîné Valérie Rabault (PS) après avoir réclamé comme LR, un vote solennel sur ce texte, refusant de cautionner "une mascarade de débat".

Le chef de file des élus LREM Gilles Le Gendre a dénoncé une manoeuvre "à la va vite" des oppositions organisées pendant "la suspension de séance".

L'examen du texte a repris dans la foulée, en l'absence des élus de gauche. Le secrétaire d'Etat Laurent Pietraszeweski n'a pas commenté leur départ.

La droite a ensuite dénoncé l'absence de "vote solennel" sur le projet de loi et a quitté l'hémicycle juste avant le scrutin public sur le texte.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le

Epstein Library – Photo Illustration
3min

Politique

Affaire Epstein : les victimes du « rabatteur » français Jean-Luc Brunel continuent leur combat devant la justice

La publication de 3 millions de documents concernant Jeffrey Epstein, par le ministère américain de la justice, a confirmé la dimension planétaire de cette affaire de crimes sexuels. Depuis plusieurs années déjà, des victimes de l’ancien agent de mannequin, le Français, Jean-Luc Brunel, considéré comme un « rabatteur » de Jeffrey Epstein, demandent réparation. Certaines d’entre elles étaient présentes au Sénat en 2021 pour une table ronde sur les victimes de violences sexuelles dans le milieu de la mode.

Le