Retraites: première rencontre entre Delevoye et les syndicats de fonctionnaires le 3 octobre
Le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, devenu membre du gouvernement tout début septembre, rencontrera pour la...

Retraites: première rencontre entre Delevoye et les syndicats de fonctionnaires le 3 octobre

Le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, devenu membre du gouvernement tout début septembre, rencontrera pour la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, devenu membre du gouvernement tout début septembre, rencontrera pour la première fois les syndicats de la Fonction publique concernant le projet de réforme des retraites, jeudi 3 octobre, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

La CGT et Solidaires ont confirmé à l'AFP la tenue d'un conseil commun de la fonction publique (instance supérieure du dialogue social) sur le sujet, à cette date, en présence de M. Delevoye, confirmant une information d'Acteurs Publics.

Le secrétariat d'État chargé de la Fonction publique a également confirmé la tenue de cette réunion à laquelle "assistera M. Delevoye pour échanger avec les organisations syndicales et les employeurs publics", sans toutefois préciser l'objet de cet échange.

Sollicité par l'AFP, l'entourage du haut-commissaire n'avait pas répondu à la mi-journée.

Les neuf syndicats (CGT, CFDT, FO, FSU, Solidaires, Unsa, FA-FP, CFE-CGC, CFTC), qui représentent 5,5 millions de fonctionnaires dans les trois versants de la fonction publique (Etat, hospitalière, territoriale), réclamaient depuis des mois une réunion sur la future réforme des retraites, sans réponse du gouvernement.

Ce projet de réforme, que l'exécutif veut présenter avant les élections municipales et faire voter au parlement avant fin juillet, doit entraîner de profonds changements pour les fonctionnaires, avec notamment le calcul de la pension sur la base de l'ensemble de la carrière et des rémunérations perçues, primes incluses, et non plus des 6 derniers mois hors primes.

De nombreux titulaires des "catégories actives", comme les aides-soignantes et les agents de service hospitalier, perdront en outre leur droit à un départ anticipé avant 62 ans. En compensation, le compte de pénibilité qui permet à certains salariés du privé de partir à 60 ans sera étendu à la fonction publique.

Les syndicats de fonctionnaires dénoncent une absence de dialogue social et des "concertations" se résumant à des réunions d'information. Ils ont déjà unanimement rejeté la loi de transformation de la fonction publique promulguée le 7 août, réaffirmant le 10 septembre leur "opposition au contenu et à la philosophie" de cette nouvelle loi.

Ils accusent le gouvernement de vouloir aligner le service public sur les règles du privé au détriment du statut de fonctionnaire.

Les décrets de cette loi devraient être publiés avant la fin de l'année. Le gouvernement entend également légiférer par ordonnances sur nombre de sujets sensibles dont la santé au travail.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Assemblee nationale questions au gouvernement
4min

Politique

Après avoir fracturé le camp présidentiel, le projet de loi d’urgence agricole revient au Sénat : le sort de Monique Barbut en suspens

Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le