Retraites : « si on suit le même rythme, ce ne sera pas possible d’arriver au bout de l’examen en commission » justifie Laurent Saint-Martin
La réforme des retraites est actuellement examinée en commission à l’Assemblée nationale. Mais avec l’obstruction parlementaire, le texte qui arrive en séance publique pourrait bien être celui du gouvernement.

Retraites : « si on suit le même rythme, ce ne sera pas possible d’arriver au bout de l’examen en commission » justifie Laurent Saint-Martin

La réforme des retraites est actuellement examinée en commission à l’Assemblée nationale. Mais avec l’obstruction parlementaire, le texte qui arrive en séance publique pourrait bien être celui du gouvernement.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« C’est bien simple : on a examiné 7000 amendements, il en reste 15 000 » déplore Laurent Saint-Martin, député LREM et rapporteur général de la commission des finances à l’Assemblée. La réforme des retraites, examinée en commission avant la séance publique, a dû faire face à une « obstruction » parlementaire, notamment de la part de la France Insoumise qui a déposé plus de 19 000 amendements.

« Effectivement si on suit le même rythme, ce ne sera pas possible d'arriver au bout de l'examen en commission » déclare le député LREM. « Cela voudrait dire repartir en séance publique à partir du texte du gouvernement, ce n’était pas ce que nous voulions » précise-t-il.

Après la mobilisation dans la rue, le texte fait aussi face à des oppositions parlementaires et politiques. L’un des points de tension ? Le financement du système de retraites, qui reste à adapter en fonction des conclusions de la conférence de financement, qui se déroule actuellement avec les partenaires sociaux.

Interrogé sur ce « flou » dans le texte, Laurent Saint-Martin balaye les accusations. « Ce que vous appelez ‘gros vide’, c'est tout simplement le respect de la démocratie sociale » déclare-t-il. « C'était une demande des partenaires sociaux. » Le député LREM assure par ailleurs que les conclusions de la conférence de financement seront intégrées dans le texte avant la seconde lecture.

Sur l’éventuel retrait de la procédure accélérée au Parlement, Laurent Saint-Martin reste ferme. « On ne peut pas faire confiance aux partenaires sociaux en leur disant 'c’est vous qui avez les clés de l'équilibre’ et leur dire après 'on va se permettre de tout revoir en deux trois lectures avec le Sénat parce qu'on ne vous fait pas confiance’ ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris mouvement des avocats contre le projet de loi SURE
6min

Politique

Justice criminelle : devant le Sénat, les avocats, en colère, dénoncent « un problème démocratique » et demandent le « retrait du texte »

Plusieurs centaines d’avocats ont manifesté leur rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, qui démarre son examen au Sénat lundi. Au premier rang des griefs du texte soulevés par la profession, l’instauration d’un plaider-coupable, une nouvelle procédure judiciaire plus rapide quand l’accusé reconnaît les faits.

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
6min

Politique

Justice criminelle : que contient le projet de loi controversé en examen au Sénat ?

Le Sénat entame l’examen du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte prévoit notamment la mise en place d’un plaider-coupable, une nouvelle procédure judiciaire plus rapide quand l’accusé reconnaît les faits. Une réforme qui divise les magistrats et est surtout contestée par de nombreux barreaux qui manifestent, ce lundi, devant la haute assemblée. Que prévoit le texte ?

Le

Retraites : « si on suit le même rythme, ce ne sera pas possible d’arriver au bout de l’examen en commission » justifie Laurent Saint-Martin
3min

Politique

Crise énergétique : Sébastien Lecornu annonce l’interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs

Quelques jours après le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, Sébastien Lecornu a annoncé, ce vendredi, une série de mesures destinées à tirer les leçons » de la crise énergétique. Afin de dépendre moins des énergies fossiles, l’installation de chauffages au gaz serait interdite « dès la fin de cette année » dans les constructions neuves. Le gouvernement va aussi doubler son soutien à l’électrification des usages de 5,5 milliards à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030.

Le

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le