Retraites: « Une méthode d’amateurs du début jusqu’à la fin » dénonce Xavier Bertrand
Invité de l’émission « Bonjour chez vous » en direct d’Amiens, le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand a dénoncé la « méthode d’amateurs du début jusqu’à la fin » du gouvernement sur la réforme des retraites.

Retraites: « Une méthode d’amateurs du début jusqu’à la fin » dénonce Xavier Bertrand

Invité de l’émission « Bonjour chez vous » en direct d’Amiens, le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand a dénoncé la « méthode d’amateurs du début jusqu’à la fin » du gouvernement sur la réforme des retraites.
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Que ce soit successivement Jean-Paul Delevoye ou Laurent Pietraszewski, le Monsieur retraite du gouvernement, pour Xavier Bertrand, cette réforme, c’est avant tout « une réforme Macron ». « Et s’il y a un responsable de cette réforme, c’est le président de la République ».

« Qu’il dise une fois pour toutes que le dialogue social, ça ne l’intéresse plus »

En direct d’Amiens, dans la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous ! », le président (ex-LR) de la région Hauts-de-France a longuement exposé son point de vue sur cette réforme universelle de retraite issue, selon lui, « d’une méthode d’amateurs du début jusqu’à la fin ». « C’est quand même dingue quand on réfléchit bien. 18 mois de flou le plus complet pour à la fin abattre ses cartes en disant aux syndicats, qui ont envie de faire évoluer le système, c’est à prendre ou à laisser et fermez-la. Ça ne peut plus marcher comme ça. Ou alors il faut qu’il dise une fois pour toutes que le dialogue social, ça ne l’intéresse plus (…) au moins ce sera clair » a-t-il fustigé.

« L’idée du simulateur, c’était d’avoir un juge de paix indépendant »

Au sujet du simulateur de retraites mis en ligne par le gouvernement jeudi, Xavier Bertrand tient à rappeler que c’est lui, « dès le 19 septembre », qui a demandé au gouvernement de mettre en place « un vrai simulateur de retraites ». « Les gens ne font plus confiance aux politiques. L’idée du simulateur, c’était d’avoir un juge de paix indépendant (…) qui permettrait de montrer si avec la réforme on y gagnait ou on y perdait » explique-t-il avant de critiquer l’outil mis en place par l’exécutif. « On est dans le monde merveilleux d’Emmanuel Macron. Dans les cas que vous avez, il n’y a pas de périodes de chômage, il n’y a pas de personne malade et vous avez des carrières qui progressent tout le temps. C’est peut-être mieux que rien mais ce n’est pas ça que j’ai demandé » regrette l’ancien ministre du Travail avant de demander au gouvernement « de jouer cartes sur table, de dire la vérité ».

Xavier Bertrand est, lui, favorable à un report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans, avec des exceptions comme pour les métiers pénibles. « Les gens sont en colère parce qu’ils ont le sentiment que c’est la double peine. Ils vont bosser plus longtemps et en plus ils vont toucher moins ».

« Les gens voient bien si en face ils ont Pinocchio ou un mec qui dit la vérité »

« L’âge d’équilibre, c’est de l’hypocrisie, parce qu’ils ne veulent pas dire report de l’âge légal (…) Il faut annoncer la couleur. Les gens voient bien si en face ils ont Pinocchio ou un mec qui dit la vérité. C’est ça le fond du problème, ils n’assument pas ». Pour autant, Xavier Bertrand trouve justifié de mettre fin aux régimes spéciaux et la mise en place d’un système universel, mais pour ça, « il faut de la justice » a-t-il clamé.

En ce qui concerne les grèves dans les transports, le président de région considère « qu’il y a d’autres façons de manifester que de bloquer ceux qui ont besoin des transports ».

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