Retraites : vers une commission d’enquête au Sénat ?
Le président du groupe socialiste au Sénat est « furieux » après le rejet à l’Assemblée nationale d’une commission d’enquête sur l’étude d’impact de la réforme des retraites. Le sénateur PS a demandé l’ouverture d’une commission d’enquête identique au Sénat cette fois.  

Retraites : vers une commission d’enquête au Sénat ?

Le président du groupe socialiste au Sénat est « furieux » après le rejet à l’Assemblée nationale d’une commission d’enquête sur l’étude d’impact de la réforme des retraites. Le sénateur PS a demandé l’ouverture d’une commission d’enquête identique au Sénat cette fois.  
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Rejetée à l’Assemblée nationale, l’ouverture d’une commission d’enquête sur l’étude d’impact de la réforme des retraites pourrait voir le jour au Sénat. C’est en tout cas la volonté du président du groupe socialiste du Sénat qui s’émeut que les députés de la majorité aient refusé l’ouverture de cette enquête parlementaire portée par les députés socialistes.

« Je suis furieux ! On empêche un groupe d’opposition de travailler, on se demande ce que le gouvernement a à cacher car la commission d’enquête visait à connaître les moyens qui avaient été utilisés pour bâtir la fameuse étude d’impact qui a tellement été critiquée par le Conseil d’État », fustige Patrick Kanner. 

« On parle de transparence, de fluidité de l’information et la majorité a encore bloqué un dispositif démocratique (…) Nous, ce que nous voulons simplement, toutes sensibilités confondues, c’est de pouvoir travailler sur la réforme des retraites en connaissance des conclusions de la conférence de financement, ce n’est quand même pas trop demander pour une réforme aussi importante pour les Français », poursuit le président du groupe socialiste au Sénat.

Patrick Kanner ne compte toutefois pas en rester là, « j’ai demandé à Gérard Larcher, à travers de la conférence des présidents, la même Commission d’enquête », explique-t-il. La majorité d’opposition de droite pourrait adouber cette commission comme elle l’a fait à l’Assemblée nationale.

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

Sous pression de Boris Vallaud, Olivier Faure mise sur un « comité présidentiel » pour tenter de sortir le PS de la crise interne

La tension continue au PS, où le patron des députés PS, Boris Vallaud, demande que les militants socialistes désignent « avant l’été » leur candidat à la présidentielle. En réponse, Olivier Faure promet un vote « avant juin » sur le « processus présidentiel ». Reste à définir l’objet précis du vote. Pour les amis de Boris Vallaud, la désignation du candidat et la stratégie vont de pair. Mais pour ceux d’Olivier Faure, ça ne va pas de soi…

Le

Retraites : vers une commission d’enquête au Sénat ?
3min

Politique

Propos racistes à l’encontre de Bally Bagayoko : « Si une plainte était déposée, le préfet viendra se constituer partie civile »

Depuis son élection au premier tour à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko subit une vague d’attaques racistes de la part de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Une étape supplémentaire a été franchie ce week-end sur la chaîne CNews où des chroniqueurs ont comparé l’édile Insoumis à un singe et à un chef de tribu. le ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jean-Didier Berger a indiqué que si le maire déposait plainte, le préfet viendra se constituer partie civile. Bally Bagayoko a annoncé, depuis, le dépôt d'une plainte.

Le

Retraites : vers une commission d’enquête au Sénat ?
2min

Politique

Agressions sexuelles dans le périscolaire parisien : le ministre de l’Education écarte la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile, pour des raisons juridiques

Interpellé aux questions d’actualité au gouvernement par la sénatrice LR de Paris Agnès Evren sur la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile dans les affaires d’agressions sexuelles sur mineurs dans le périscolaire, le ministre de l’Education, Édouard Geffray a écarté cette possibilité pour des raisons juridiques.

Le