Retraites : vers une commission d’enquête au Sénat ?
Le président du groupe socialiste au Sénat est « furieux » après le rejet à l’Assemblée nationale d’une commission d’enquête sur l’étude d’impact de la réforme des retraites. Le sénateur PS a demandé l’ouverture d’une commission d’enquête identique au Sénat cette fois.  

Retraites : vers une commission d’enquête au Sénat ?

Le président du groupe socialiste au Sénat est « furieux » après le rejet à l’Assemblée nationale d’une commission d’enquête sur l’étude d’impact de la réforme des retraites. Le sénateur PS a demandé l’ouverture d’une commission d’enquête identique au Sénat cette fois.  
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Rejetée à l’Assemblée nationale, l’ouverture d’une commission d’enquête sur l’étude d’impact de la réforme des retraites pourrait voir le jour au Sénat. C’est en tout cas la volonté du président du groupe socialiste du Sénat qui s’émeut que les députés de la majorité aient refusé l’ouverture de cette enquête parlementaire portée par les députés socialistes.

« Je suis furieux ! On empêche un groupe d’opposition de travailler, on se demande ce que le gouvernement a à cacher car la commission d’enquête visait à connaître les moyens qui avaient été utilisés pour bâtir la fameuse étude d’impact qui a tellement été critiquée par le Conseil d’État », fustige Patrick Kanner. 

« On parle de transparence, de fluidité de l’information et la majorité a encore bloqué un dispositif démocratique (…) Nous, ce que nous voulons simplement, toutes sensibilités confondues, c’est de pouvoir travailler sur la réforme des retraites en connaissance des conclusions de la conférence de financement, ce n’est quand même pas trop demander pour une réforme aussi importante pour les Français », poursuit le président du groupe socialiste au Sénat.

Patrick Kanner ne compte toutefois pas en rester là, « j’ai demandé à Gérard Larcher, à travers de la conférence des présidents, la même Commission d’enquête », explique-t-il. La majorité d’opposition de droite pourrait adouber cette commission comme elle l’a fait à l’Assemblée nationale.

Partager cet article

Dans la même thématique

Retraites : vers une commission d’enquête au Sénat ?
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le