Retraites : vers une commission d’enquête au Sénat ?
Le président du groupe socialiste au Sénat est « furieux » après le rejet à l’Assemblée nationale d’une commission d’enquête sur l’étude d’impact de la réforme des retraites. Le sénateur PS a demandé l’ouverture d’une commission d’enquête identique au Sénat cette fois.  

Retraites : vers une commission d’enquête au Sénat ?

Le président du groupe socialiste au Sénat est « furieux » après le rejet à l’Assemblée nationale d’une commission d’enquête sur l’étude d’impact de la réforme des retraites. Le sénateur PS a demandé l’ouverture d’une commission d’enquête identique au Sénat cette fois.  
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Rejetée à l’Assemblée nationale, l’ouverture d’une commission d’enquête sur l’étude d’impact de la réforme des retraites pourrait voir le jour au Sénat. C’est en tout cas la volonté du président du groupe socialiste du Sénat qui s’émeut que les députés de la majorité aient refusé l’ouverture de cette enquête parlementaire portée par les députés socialistes.

« Je suis furieux ! On empêche un groupe d’opposition de travailler, on se demande ce que le gouvernement a à cacher car la commission d’enquête visait à connaître les moyens qui avaient été utilisés pour bâtir la fameuse étude d’impact qui a tellement été critiquée par le Conseil d’État », fustige Patrick Kanner. 

« On parle de transparence, de fluidité de l’information et la majorité a encore bloqué un dispositif démocratique (…) Nous, ce que nous voulons simplement, toutes sensibilités confondues, c’est de pouvoir travailler sur la réforme des retraites en connaissance des conclusions de la conférence de financement, ce n’est quand même pas trop demander pour une réforme aussi importante pour les Français », poursuit le président du groupe socialiste au Sénat.

Patrick Kanner ne compte toutefois pas en rester là, « j’ai demandé à Gérard Larcher, à travers de la conférence des présidents, la même Commission d’enquête », explique-t-il. La majorité d’opposition de droite pourrait adouber cette commission comme elle l’a fait à l’Assemblée nationale.

Partager cet article

Dans la même thématique

Retraites : vers une commission d’enquête au Sénat ?
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le