Revenants : « Nous sommes parfaitement en capacité de les prendre en charge », déclare Belloubet
La garde des Sceaux indique sur Public Sénat que les prisons françaises sont « parfaitement en mesure de pouvoir accueillir » les terroristes et les individus radicalisés revenus d’Irak ou de Syrie.

Revenants : « Nous sommes parfaitement en capacité de les prendre en charge », déclare Belloubet

La garde des Sceaux indique sur Public Sénat que les prisons françaises sont « parfaitement en mesure de pouvoir accueillir » les terroristes et les individus radicalisés revenus d’Irak ou de Syrie.
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L’attaque terroriste de Condé-sur-Sarthe du 5 mars, au cours de laquelle deux surveillants ont été blessés à l’arme blanche par un détenu radicalisé et sa compagne, relance la question de leurs conditions de détention. Les prisons françaises sont-elles en capacité d’accueillir les revenants, ces combattants revenus d’Irak et de Syrie ? « Mais bien sûr », assure la ministre Belloubet sur Public Sénat :

« Il n’y a pas de doute là-dessus. Nous sommes parfaitement en mesure de pouvoir accueillir dans nos établissements pénitentiaires des personnes dont la dangerosité est avérée, quelle qu’en soit la raison, y compris des personnes qui sont soit des détenus terroristes, soit des personnes radicalisées. »

La garde des Sceaux ajoute que la France a déjà eu l’expérience de ce type de détenu. « Nous en avons déjà accueilli […]  Il y en a déjà quelques-uns dans nos établissements pénitentiaires. Donc évidemment, nous les accueillons. Ce qui ne veut pas dire, si c’est la question sous-jacente, que la France a changé de position. Je le redis ici, nous n’accueillons pas de nouvelles personnes, revenues des terrains de combats. »

Selon la ministre, la France est donc en mesure de les accueillir. Mais elle ne souhaite pas les accueillir. La position du gouvernement demeure floue et semble évoluer de semaine en semaine. Début février, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian affirmait que l'objectif des autorités était d'éviter la « dispersion » des combattants, un « risque majeur » selon lui.

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