Ruffin : Le gouvernement a « transformé sa nullité en doctrine » sur les masques et les tests
Le député Insoumis François Ruffin a regretté jeudi que le gouvernement ait "transformé sa nullité en doctrine" concernant l'approvisionnement en matériel pour lutter contre le Covid-19, et réclamé "des tests, des tests, des tests

Ruffin : Le gouvernement a « transformé sa nullité en doctrine » sur les masques et les tests

Le député Insoumis François Ruffin a regretté jeudi que le gouvernement ait "transformé sa nullité en doctrine" concernant l'approvisionnement en matériel pour lutter contre le Covid-19, et réclamé "des tests, des tests, des tests
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le député Insoumis François Ruffin a regretté jeudi que le gouvernement ait "transformé sa nullité en doctrine" concernant l'approvisionnement en matériel pour lutter contre le Covid-19, et réclamé "des tests, des tests, des tests".

"Le confinement est un pis-aller, c'est ce qui se faisait au Moyen-Âge, on enferme les gens chez eux", a assené l'élu de la Somme sur France 2, même s'il n'a pas contesté sa nécessité. "Ca doit se conjuguer avec des tests, des tests, des tests: en Chine et en Corée ça a marché".

"Il y a un mois de perdu dans la montée en puissance du dépistage", a ajouté François Ruffin, prenant l'exemple d'un laboratoire privé de son département, qui lui a dit attendre le signal du gouvernement pour fabriquer plus de tests.

"Quant aux laboratoires publics, on vient juste de décider de les mobiliser alors qu'ils pouvaient faire 150.000 à 300.000 tests par semaine", a-t-il martelé.

Selon lui, "on a transformé notre nullité en doctrine: comme le gouvernement ne s'est pas donné les moyens de tester, il a dit +on n'a pas besoin de tests+. Ils ont fait le même coup pour les masques".

Le personnel soignant a déploré le manque de masques et de tests à sa disposition pendant plusieurs semaines. Le gouvernement a annoncé début avril avoir commandé 1,5 milliard de masques.

"Je suis pour l'union derrière les soignants. Pas derrière le gouvernement, pas derrière Macron, pas une minute, car ils ont une responsabilité", a insisté François Ruffin. "Ca fait deux ans qu'ils sont alertés sur les difficultés de l'hôpital public par les soignants, (...) qui n'ont essuyé que le silence et le mépris".

Interrogé sur l'après-crise, François Ruffin, qui a créé le site participatif "L'An 01", a averti: "On voit que le gouvernement commence à nous dire que pour rattraper il va falloir travailler plus... Leur politique nous mène droit dans le mur".

A l'inverse, il faut à ses yeux "consommer moins, répartir mieux: moins de biens, plus de liens. On est largement en mesure de remplir les besoins économiques de base. Est-ce que notre priorité c'est la 5G ou la santé?"

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le