Ruffin sur les perquisitions chez LFI et Mediapart: « Je sais que demain ce sera pour moi »
"Je sais que demain ce sera pour moi": le député LFI François Ruffin a prédit jeudi que des perquisitions le concerneraient à l...

Ruffin sur les perquisitions chez LFI et Mediapart: « Je sais que demain ce sera pour moi »

"Je sais que demain ce sera pour moi": le député LFI François Ruffin a prédit jeudi que des perquisitions le concerneraient à l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

"Je sais que demain ce sera pour moi": le député LFI François Ruffin a prédit jeudi que des perquisitions le concerneraient à l'avenir, dénonçant les "mises sous pression" des "opposants politiques et des médias" dont ont été victimes à ses yeux Manuel Bompard et Mediapart.

"Il y a un étau autoritaire du pouvoir qui se resserre", a estimé dans une vidéo Youtube le député de la Somme, à l'unisson du ton adopté par Jean-Luc Mélenchon depuis les perquisitions menées sous la direction du parquet de Paris dans 15 sites liés à LFI, le 16 octobre.

"C'est plus qu'une justice à deux vitesses, c'est la fable de La Fontaine, +Selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir", a continué M. Ruffin.

Selon lui, "Benalla a été protégé et l'est encore, et de l'autre côté les opposants politiques ou la presse, qui font leur travail d'information, sont mis sous pression".

François Ruffin a ensuite évoqué son propre cas: "Aujourd'hui je suis encore un petit peu derrière, tout va bien. Mais je sais que demain ça sera pour moi, qu'ils trouveront une cacahuète dans des comptes de campagne et qu'ils en feront un Everest, qu'ils diront que c'est criminel, pénalement responsable et qu'il faudra qu'il y ait une perquisition, que j'aille devant le juge, qu'on aille nous salir les uns après les autres."

Le numéro deux de la liste France insoumise aux européennes Manuel Bompard a été perquisitionné pendant cinq heures à son domicile de Toulouse le 7 février, dans le cadre de l'enquête sur les comptes de la campagne présidentielle 2017 de Jean-Luc Mélenchon.

Par ailleurs, le 4 février, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire notamment pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et tenté de perquisitionner Mediapart, après la diffusion fin janvier d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, ex-employé de LREM et gendarme réserviste, quelques jours après leur mise en examen en juillet pour des violences sur des manifestants à Paris le 1er mai dernier.

Partager cet article

Dans la même thématique

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le

NUPES : Lancement du Parlement
9min

Politique

Municipales : rupture consommée officiellement entre le PS et LFI… au moins jusqu’au second tour

A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.

Le