Russie, Turquie, Covid-19… Macron et Merkel affichent l’unité du couple franco-allemand
Emmanuel Macron et Angela Merkel ont affirmé jeudi la « convergence » de vues du couple franco-allemand sur les dossiers sensibles.

Russie, Turquie, Covid-19… Macron et Merkel affichent l’unité du couple franco-allemand

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont affirmé jeudi la « convergence » de vues du couple franco-allemand sur les dossiers sensibles.
Public Sénat

Par AFP, avec Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont affirmé jeudi la « convergence » de vues du couple franco-allemand face aux crises internationales et leur détermination à continuer à faire front commun en Europe.

Le président et la chancelière ont affiché publiquement la même unité que lors du dernier sommet européen de Bruxelles qui, en juillet, avait acté le plan de relance post-Covid-19 de 750 milliards d'euros.

Cette coopération, les deux dirigeants veulent la mettre en œuvre pour tenter de peser dans les crises actuelles, que ce soit au Liban, au Mali ou en Biélorussie, pour lequel ils proposent une médiation européenne en liaison avec la Russie.

Ils se sont également déclarés « prêts à apporter toute l'assistance nécessaire » à l'opposant russe Alexeï Navalny, en réanimation dans un hôpital en Sibérie. Angela Merkel a réclamé « la transparence ».

Avec la Turquie il faut rétablir les choses lorsque des provocations sont faites

Ils ont en outre tenu à aplanir les différences de vues sur le dossier sensible de l'attitude face à la Turquie dans le contexte de tensions en Méditerranée orientale. « Notre objectif stratégique est le même : la souveraineté européenne et la stabilité », a affirmé le président français, en reconnaissant que les approches de Berlin et Paris n'avaient « pas toujours été les mêmes dans leurs modalités ».

La France a ainsi vivement critiqué le président turc Recep Tayyep Erdogan, que l'Allemagne ménage. « Avec la Turquie il faut rétablir les choses lorsque des provocations sont faites ou des excès sont commis », a estimé Emmanuel Macron, en réaffirmant son soutien à la médiation menée par Berlin.

On ne va pas mettre notre pays à l'arrêt mais on va devoir vivre avec le virus

Une forte coopération entre les pays européens est également jugée nécessaire pour faire face à la poursuite de la pandémie de Covid-19, qui a poussé Angela Merkel à exclure cette semaine tout nouvel assouplissement des règles sanitaires en vigueur en Allemagne.

Alors que la France a enregistré 4 771 nouveaux cas de Covid-19 au cours des dernières 24 heures, une progression inédite depuis mai, Emmanuel Macron a implicitement exclu tout reconfinement au niveau national. « On ne va pas mettre notre pays à l'arrêt mais on va devoir vivre avec le virus en veillant à ce qu'il ne se propage pas plus vite et ne touche pas les personnes les plus âgées qui sont, on le sait, les plus fragiles », a-t-il dit.

Paris et Berlin insistent particulièrement sur la nécessité de s'entendre, « sur une base commune », sur les mesures prises aux frontières afin d'éviter les erreurs qui ont été faites tout au début de la crise, selon Emmanuel Macron.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Russie, Turquie, Covid-19… Macron et Merkel affichent l’unité du couple franco-allemand
4min

Politique

Centres-villes : « Je suis inquiet de voir que tous les commerces disparaissent. Que va devenir notre ville ? » L’appel d’un retraité aux sénateurs.

Jean-Claude Ducarois, 81 ans, retraité à Pont-de-Buislès, livre ses préoccupations. Dans sa commune du Finistère, le dernier commerce alimentaire, une petite supérette, a fermé ses portes quelques semaines seulement après la station-service. Comment inverser la tendance, et que peuvent les élus ? Quentin Calmet pose la question aux sénateurs invités de l’émission Dialogue citoyen.

Le

Mirecourt: French president Emmanuel Macron
6min

Politique

Macron veut interdire les portables au lycée : mesure qui « va dans le bon sens » ou « peine perdue » ?

Le chef de l’Etat a annoncé que les téléphones portables allaient « sans doute » être interdits dès la rentrée prochaine dans les lycées. C’est « faisable », soutient le sénateur Renaissance Martin Lévrier. « Il est incorrigible. C’est une annonce par jour pour exister », raille le sénateur LR Max Brisson, opposé à l’interdiction au lycée. « Une annonce un peu surréaliste » qui élude les vrais problèmes, dénonce la sénatrice PS Colombe Brossel.

Le

France Marseille vs Newcastle: Pre-Match Security Highlights
3min

Politique

« Violences policières » : la gauche du Sénat demande une commission d’enquête sur de « potentiels dysfonctionnements » au sein de l’IGPN et l’IGGN

Suite aux récentes révélations mettant en cause les forces de l’ordre dans des affaires de violences au sein des personnes dépositaires de l’autorité publique, la gauche du Sénat demande à la commission des lois de se doter des prérogatives d’une commission d’enquête visant à examiner les conditions dans lesquelles l’IGPN et l’IGGN exercent leurs prérogatives.

Le

Paris : Debate session on the draft budget law for 2026
4min

Politique

Budget de la Sécu : la règle de l’entonnoir peut-elle faciliter un compromis ?

Mercredi, députés et sénateurs ne sont pas parvenus à trouver une un accord en commission mixte paritaire sur le projet de loi de la Sécurité sociale. Le texte repart donc pour une nouvelle lecture en séance publique à partir de mardi, à l’Assemblée nationale. Les députés vont plancher sur le texte sorti du Sénat et conformément à la règle dite de l’entonnoir, leur droit d’amendement est limité. Ce qui va accélérer les débats mais sera-t-il suffisant pour arriver à un compromis ? Explications.

Le