Sanctions contre la Russie : l’Arcom acte la suspension de RT dans l’Hexagone
Le Conseil de l’UE a approuvé le 1er mars de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie en suspendant la diffusion de plusieurs médias pro russes dans l’ensemble des Etats membres. En France, l’Arcom entérine la mesure et demande aux opérateurs « une application directe et immédiate » de la décision européenne.

Sanctions contre la Russie : l’Arcom acte la suspension de RT dans l’Hexagone

Le Conseil de l’UE a approuvé le 1er mars de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie en suspendant la diffusion de plusieurs médias pro russes dans l’ensemble des Etats membres. En France, l’Arcom entérine la mesure et demande aux opérateurs « une application directe et immédiate » de la décision européenne.
Public Sénat

Par Louis Dubar

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen avait indiqué le 27 février sa volonté « d’interdire la machine médiatique du Kremlin. » Quelques jours plutôt, le sénateur centriste Laurent Lafon, président de la commission des affaires culturelles du Sénat, avait également plaidé auprès du président de l’autorité de régulation des médias Roch-Olivier Maistre et de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot de suspendre plusieurs médias russes dont la chaîne de télévision financée par le Kremlin, RT. La chaîne est accusée depuis son arrivée en France de se faire l’écho du gouvernement russe.

Déjà mise en demeure par le gendarme de l’audiovisuel en 2018, l’Arcom suspend définitivement l’autorisation de diffusion de la chaîne, autorisation reçue au moment de la signature de la convention de RT (anciennement Russia Today) avec l’autorité de régulation. Lancée le 18 décembre 2017, la chaîne était accessible sur les boxes TV de plusieurs diffuseurs français. L’Arcom précise que cette décision européenne entre en vigueur avec effet immédiat à partir du 2 mars 2022. L’équipe RT a fait ses ultimes adieux à ses téléspectateurs avant que son flux ne soit coupé par les diffuseurs dans un dernier journal télévisé.

Les géants du numérique avaient déjà fortement restreint la diffusion de RT sur le web. L’entreprise chinoise TikTok avait été le premier réseau social à rendre inaccessibles les vidéos de RT et Sputnik. Fin février, les comptes Facebook et Instagram des deux médias avaient été bloqués par Meta, la société américaine propriétaire des deux géants du numérique. Google avait également emboîté le pas en bloquant les chaînes YouTube des deux organes de presse dans toute l’Europe.

Partager cet article

Dans la même thématique

Lille Illustration
2min

Politique

Municipales 2026 à Lille : le grand débat à suivre sur Public Sénat à 17 heures

Ce jeudi 19 février à 17 heures, BFM Grand Lille et Public Sénat organisent un débat entre les six principaux prétendants à la succession de Martine Aubry à Lille. Sécurité, logement, attractivité : pendant plus d’une heure, ils confronteront leurs visions pour la capitale des Flandres. À suivre en direct sur notre antenne et sur publicsenat.fr

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
12min

Politique

« On n’a plus rien à faire avec LFI » : au PS, les voix se multiplient pour couper les ponts avec Jean-Luc Mélenchon, après le décès de Quentin Deranque

Alors que deux collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault font partie des personnes suspectées d’avoir participé aux violences qui ont entrainé la mort du militant identitaire, le PS prend ses distances avec La France Insoumise. François Hollande appelle à rompre tout lien avec LFI. « Le temps de la clarification est venu », ajoute Patrick Kanner. « La France Insoumise ne peut s’affranchir d’un examen de conscience » sur la violence politique, soutient le numéro 1 du PS, Olivier Faure, qui opte cependant pour un ton moins ferme.

Le

Sanctions contre la Russie : l’Arcom acte la suspension de RT dans l’Hexagone
2min

Politique

Un collaborateur de Raphaël Arnault embauché sous pseudo : « C’est particulièrement choquant », réagit Claude Malhuret

Après l’arrestation de onze suspects, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le Parisien révèle que l’un d’eux est un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI et fondateur du mouvement antifa, Raphaël Arnault. Mais, il a été recruté sous pseudonyme. « Inacceptable », pour le sénateur Claude Malhuret.

Le