Santé : « Aucune inflexion » dans le programme de François Fillon, pour Florence Portelli
La députée et porte-parole de campagne de François Fillon, Florence Portelli, est revenue sur le programme du candidat de la droite et du centre en matière de santé. Un programme que le candidat doit détailler ce matin à la Mutualité.

Santé : « Aucune inflexion » dans le programme de François Fillon, pour Florence Portelli

La députée et porte-parole de campagne de François Fillon, Florence Portelli, est revenue sur le programme du candidat de la droite et du centre en matière de santé. Un programme que le candidat doit détailler ce matin à la Mutualité.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

François Fillon va préciser ce matin son projet pour la santé à la Mutualité. Alors que sa proposition controversée de réserver à la sécurité sociale le remboursement des seules affections graves et maladies de longue durée a été supprimée, sa porte-parole de campagne, Florence Portelli, assure que le candidat de la droite n’a pas infléchi son programme.

« Il n’a pas changé. Ce qu’on s’évertue à dire est qu’il y a un temps pour la primaire, et un temps pour développer le projet de François Fillon qui était déjà tout de même largement étoffé. Il y a eu une petite polémique d’entre-deux tours lors de la primaire et après, il a fallu qu’on s’explique sur ce qui a été ciblé par nos concurrents ».

Aucun changement non plus sur le remboursement à 100% des lunettes pour les enfants et  des soins dentaires.

« Il y a déjà plusieurs semaines qu’il avait envisagé que les remboursements se fassent mieux. On est très mal remboursé dans ces domaines, et François Fillon a été constant dans ces propositions ».

Toutefois, elle tient à préciser qu’« on ne pourra pas réformer l’assurance maladie en attendant que tout passe par la Sécurité sociale », vantant les complémentaires Santé. « Je vous rappelle que les mutualités existaient avant la Sécurité sociale et que ce n’est pas un gros mot. François Fillon a prévu que les cotisations ne flambent pas, et pour cela, qu’il y ait une agence qui régule et contrôle les montants pratiqués par les complémentaires Santé ». Des complémentaires Santé qui seront aussi dédiés aux retraités, « les grands oubliés de la réforme de santé de Marisol Touraine ».

Sur la réduction du nombre de fonctionnaires, Florence Portelli assure que cela ne concernera pas les professionnels de santé. « Cela va concerner tout ce qui est administratif. Le poids administratif des hôpitaux est assez énorme par rapport aux autres pays de l’Union européenne ».

« Il serait complètement suicidaire de ne pas réformer ce système » ajoute-t-elle.

Se disant « ravie de pouvoir à nouveau parler du programme » de François Fillon, alors que ce dernier était empêtré dans le Penelopegate, Florence  Portelli assure que son candidat n’a pas changé. « Il écoute les gens, et suit sa route. Avec tout ce qu’il a subi, cela montre à quel point il est solide et apte à prendre ses fonctions présidentielles ».

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le