Sarkozy approuve le rapprochement de Macron avec la Russie
Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi croire comme Emmanuel Macron, qui vient d'accueillir en France le G7, "au multilatéralisme" ainsi...

Sarkozy approuve le rapprochement de Macron avec la Russie

Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi croire comme Emmanuel Macron, qui vient d'accueillir en France le G7, "au multilatéralisme" ainsi...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi croire comme Emmanuel Macron, qui vient d'accueillir en France le G7, "au multilatéralisme" ainsi qu'à un rapprochement avec la Russie, et critiqué la "méthode" de Donald Trump à l'égard de la Chine et de l'Iran.

S'exprimant à l'université d'été du Medef, l'ancien président a dit qu'il "croyait comme Emmanuel Macron au multilatéralisme" et qu'il avait "approuvé l'invitation qui a été faite" par son successeur à son homologue russe Vladimir Poutine, reçu en France avant le G7 de Biarritz.

"Ca ne veut pas dire qu'on est d'accord sur tout" avec Moscou mais "l'Europe doit être un pivot, parlant avec tout le monde, sans faiblesse mais sans a priori", a ajouté Nicolas Sarkozy, qui s'est dit "pour une levée des sanctions" prises contre la Russie en 2014 après son annexion de la Crimée.

M. Macron a invité mardi à "repenser notre lien avec la Russie", car "pousser la Russie loin de l'Europe est une profonde erreur".

"C'est insensé l'attitude d'une partie de nos élites à l'égard de la Russie. L'Occident est absolument devenue minoritaire et on veut pousser la Russie dans les bras de la Chine", a jugé Nicolas Sarkozy.

Sur les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, M. Sarkozy a estimé que "sur bien des aspects" le président américain Donald Trump avait "raison" mais qu'il "désapprouvait la méthode".

"Je ne crois pas qu'on obtiendra quoi que ce soit de la Chine en discutant par un rapport de force comme ça, brutalement (...). Et je pense la même chose avec l'Iran", qu'"on ne doit pas humilier", a développé l'ancien président.

Il a jugé la démocratie "bien malade", devenue "un lieu où chacun a le pouvoir de défaire ou de s'opposer mais où plus personne n'a le pouvoir de faire", citant à cet égard le président turc Recep Tayyip Erdogan qui "a fait en quelques années un des plus grands aéroports du monde" alors que, "nous, on met 40 ans pour arrêter Notre-Dame-des-Landes".

A propos de la crise que traverse son parti Les Républicains depuis sa débâcle aux élections européennes, M. Sarkozy a glissé, lors d'une longue séance de dédicaces de son livre, que "tout s'arrange un jour".

L'ancien président a redit n'avoir "plus d'ambition électorale". Il a salué après son allocution le ministre ex-LR des Comptes publics Gérald Darmanin.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le

Sarkozy approuve le rapprochement de Macron avec la Russie
5min

Politique

Ingérences étrangères : « Depuis les années 2010, aucun rendez-vous électoral n’a été épargné »

A l’heure de la manipulation des algorithmes et du recours croissant à l’intelligence artificielle sur les plateformes numériques, des experts alertent le Sénat sur la multiplication d’ingérences d’origine étrangères en Europe. Avec pour objectif de déstabiliser les périodes électorales, à coups de désinformation et d‘altération de la confiance envers les institutions.

Le

Macron Sénat 1 ok
9min

Politique

[Série 1/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : un début constructif, avant la montée des tensions

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après des débuts plutôt bienveillants, la relation va vite se tendre sur les collectivités, avant qu’elle ne se dégrade sur le projet de réforme constitutionnelle, qui finira enterré.

Le