Schiappa voit une « convergence idéologique » entre Manif pour tous et « terroristes islamistes »
La secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa "souligne l'existence d'une convergence...

Schiappa voit une « convergence idéologique » entre Manif pour tous et « terroristes islamistes »

La secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa "souligne l'existence d'une convergence...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa "souligne l'existence d'une convergence idéologique" entre la Manif pour tous et "les terroristes islamistes", sans les mettre "sur le même plan", dans un entretien à Valeurs actuelles à paraître jeudi.

"Il y a une explosion des actes antisémites, mais aussi homophobes", constate Mme Schiappa pour qui "il y a une alliance entre les gens d'extrême droite et les islamistes qui s'unissent de fait dans ce combat."

"Il y a des slogans de la Manif pour tous qui sont lancés dans les banlieues", poursuit la secrétaire d’État. "Les slogans et l'agressivité de la Manif pour tous ont nourri la recrudescence de violences homophobes: +64% l'année dernière".

"Comparer un bébé à une aubergine OGM", comme l'a fait la Manif pour tous dans une campagne de communication, "je ne pense pas que ce soit un argument intellectuel! Par ailleurs, je suis élue de la Sarthe et je peux vous dire que c'est très difficile d'être un jeune gay dans un lycée agricole", témoigne-t-elle.

"Je ne mets pas sur le même plan la Manif pour tous et les terroristes islamistes, mais je souligne l'existence d'une convergence idéologique", dit-elle.

La Manif pour tous a dénoncé un "scandaleux amalgame" et a réclamé "des excuses immédiates". "Les caricatures et les violences verbales n'ont pas leur place dans le débat public. Trop, c'est trop", a réagi l'organisation dans un communiqué.

Avec ces propos, Mme Schiappa "insulte les millions de Français mobilisés depuis 2012 pour témoigner pacifiquement de leur attachement aux droits de l'enfant et à la famille" et "se livre à une provocation qui augure très mal du débat à venir sur les enjeux majeurs de la révision de la loi de bioéthique", a-t-elle estimé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Schiappa voit une « convergence idéologique » entre Manif pour tous et « terroristes islamistes »
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le

Paris mouvement des avocats contre le projet de loi SURE
6min

Politique

Justice criminelle : devant le Sénat, les avocats, en colère, dénoncent « un problème démocratique » et demandent le « retrait du texte »

Plusieurs centaines d’avocats ont manifesté leur rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, qui démarre son examen au Sénat lundi. Au premier rang des griefs du texte soulevés par la profession, l’instauration d’un plaider-coupable, une nouvelle procédure judiciaire plus rapide quand l’accusé reconnaît les faits.

Le