Sécheresse: « On sort du dogmatisme de la gestion de l’eau », se félicite Larcher
"On sort du dogmatisme de la gestion de l'eau", s'est félicité mercredi le président du Sénat Gérard Larcher (LR), alors que le...

Sécheresse: « On sort du dogmatisme de la gestion de l’eau », se félicite Larcher

"On sort du dogmatisme de la gestion de l'eau", s'est félicité mercredi le président du Sénat Gérard Larcher (LR), alors que le...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"On sort du dogmatisme de la gestion de l'eau", s'est félicité mercredi le président du Sénat Gérard Larcher (LR), alors que le gouvernement a affirmé, en pleine sécheresse, sa volonté de faciliter le développement de retenues d'eau pour l'irrigation de l'agriculture.

Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume prend le problème "à bras le corps, maintenant il faut que le gouvernement et le parlement aient le courage de traiter cette question de la gestion de l'eau, sans doute différente d'il y a 30 ans", a déclaré M. Larcher dans un entretien à l'AFP.

"Je crois qu'il y a une prise de conscience qui permet de sortir du dogmatisme des uns ou d'une forme d'immobilisme des autres", a ajouté le président du Sénat.

"Aujourd'hui, je veux affirmer devant le Sénat que l'agriculture sera résiliente si elle est irriguée, ou elle ne sera plus, et il y a un grand pan de l'agriculture qui disparaîtra", a affirmé mardi M. Guillaume, questionné au Sénat sur la sécheresse qui affecte les agriculteurs, et plus particulièrement les éleveurs.

Le ministre a rappelé avoir, avec le ministère de la Transition écologique, envoyé une instruction dans tous les départements le mois dernier "pour autoriser la construction de retenues d'eau à multi-usages qui doivent permettre l'irrigation de l'agriculture".

Il a aussi indiqué que "le gouvernement serait preneur d'une proposition de loi" pour sécuriser ces projets, régulièrement attaqués devant les tribunaux administratifs.

"Ce qu'a dit le ministre hier nous le partageons depuis très longtemps", a déclaré M. Larcher, soulignant que M. Guillaume avait été "applaudi sur tous les bancs", ce qui "démontre que la réalité territoriale est vraiment présente au Sénat".

M. Larcher a également souligné "la démarche de solidarité qui est en train de se mettre en place des zones céréalières en direction de zones d'élevage".

Concernant la proposition de loi souhaitée par le ministre de l'Agriculture, "la question doit être expertisée", note-t-on au ministère de la Transition écologique.

Les retenues d'eau ne sont "pas la panacée", avait dit mardi Emmanuelle Wargon, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique, après la réunion de la commission de suivi hydrologique du Comité national de l'eau.

"Les retenues d'eau peuvent être un bon outil pour favoriser un partage équitable avec les agriculteurs, mais seulement dans un projet plus global dans lequel notre 1er objectif est d'économiser l'eau", a-t-elle déclaré à la presse.

"Les retenues d'eau ce n'est pas la panacée, ce n'est pas la réponse qui permet de ne pas faire le travail sur l'économie. Il faut d'abord travailler sur les besoins et peut-être réfléchir à l'évolution des cultures. Et quand on a réfléchi aux besoins et qu'on pense qu'ils sont soutenables à l'échelle d'un territoire, là on peut mettre en place des retenues d'eau", a-t-elle ajouté.

Les instructions envoyées aux départements en mai par les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique explicitent la méthode et les conditions dans lesquelles les retenues d'eau sont construites. Avec l'idée d'engager des "projets territoriaux pour la gestion de l'eau" impliquant notamment des diagnostics sur la ressource, les usages, les économies d'eau possibles.

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

Sous pression de Boris Vallaud, Olivier Faure mise sur un « comité présidentiel » pour tenter de sortir le PS de la crise interne

La tension continue au PS, où le patron des députés PS, Boris Vallaud, demande que les militants socialistes désignent « avant l’été » leur candidat à la présidentielle. En réponse, Olivier Faure promet un vote « avant juin » sur le « processus présidentiel ». Reste à définir l’objet précis du vote. Pour les amis de Boris Vallaud, la désignation du candidat et la stratégie vont de pair. Mais pour ceux d’Olivier Faure, ça ne va pas de soi…

Le

Sécheresse: « On sort du dogmatisme de la gestion de l’eau », se félicite Larcher
3min

Politique

Propos racistes à l’encontre de Bally Bagayoko : « Si une plainte était déposée, le préfet viendra se constituer partie civile »

Depuis son élection au premier tour à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko subit une vague d’attaques racistes de la part de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Une étape supplémentaire a été franchie ce week-end sur la chaîne CNews où des chroniqueurs ont comparé l’édile Insoumis à un singe et à un chef de tribu. le ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jean-Didier Berger a indiqué que si le maire déposait plainte, le préfet viendra se constituer partie civile. Bally Bagayoko a annoncé, depuis, le dépôt d'une plainte.

Le

Sécheresse: « On sort du dogmatisme de la gestion de l’eau », se félicite Larcher
2min

Politique

Agressions sexuelles dans le périscolaire parisien : le ministre de l’Education écarte la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile, pour des raisons juridiques

Interpellé aux questions d’actualité au gouvernement par la sénatrice LR de Paris Agnès Evren sur la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile dans les affaires d’agressions sexuelles sur mineurs dans le périscolaire, le ministre de l’Education, Édouard Geffray a écarté cette possibilité pour des raisons juridiques.

Le

Sécheresse: « On sort du dogmatisme de la gestion de l’eau », se félicite Larcher
2min

Politique

Violences sexuelles : « Nous avons besoin de changements absolument majeurs » dans le périscolaire à Paris, demande Ian Brossat

Alors que le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire a fait du périscolaire « une priorité absolue de son début de mandat », le sénateur et co-président du groupe communiste au Conseil de Paris, Ian Brossat a reconnu des failles dans la prise en charge des signalements. « C’est la raison pour laquelle des changements sont indispensables », a-t-il déclaré.

Le