Sénat: Cazeneuve défend le bilan de Hollande
Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a défendu mercredi le bilan de François Hollande devant un Sénat doublement hostile, à la...

Sénat: Cazeneuve défend le bilan de Hollande

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a défendu mercredi le bilan de François Hollande devant un Sénat doublement hostile, à la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a défendu mercredi le bilan de François Hollande devant un Sénat doublement hostile, à la fois par sa majorité de droite mais aussi par les écologistes et les communistes qui n'ont pas épargné leurs critiques.

La veille, M. Cazeneuve avait obtenu une large confiance de l'Assemblée, où la gauche est majoritaire, s'engageant dans son discours de politique générale à faire que chaque journée de son court bail à Matignon soit "utile" pour "préparer l'avenir".

Son discours de politique générale avait été lu pendant ce moment devant les sénateurs par le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

"Notre pays est face à trop d'enjeux essentiels pour se perdre en polémiques inutiles - je ferai ce qu'il m'est possible pour le dialogue", a assuré devant les sénateurs le nouveau chef de gouvernement.

Rappelant que "le contexte est également marqué par la menace terroriste", il a souligné que les services ont été réorganisés, 9.000 emplois de policiers et de gendarmes créés, dont 2.000 dans les services de renseignement, et que la France a suscité des initiatives européennes pour être plus efficaces.

"Protéger les Français, c'est aussi protéger leur modèle social, ce sera au cœur du débat de la présidentielle", a-t-il lancé. "Réforme ne doit pas rimer avec destruction de notre modèle social", a-t-il ajouté, applaudi par la gauche.

En ce qui concerne la dette, "je puis entendre une critique de l'opposition disant que les déficits ont diminué moins vite que souhaité", a-t-il dit sous les huées de la droite. "Cela ne signifie pas, pour autant, qu'ils auraient augmenté."

Il a aussi qualifié de "scandale contre lequel la France fera tout ce qui est en son pouvoir" le refus des alliés russes du régime syrien de mettre fin à la situation d'Alep.

"Jamais discours de politique générale n'aura aussi mal porté son nom", lui a répondu Philippe Dallier (Les Républicains). "François Hollande a été contraint de renoncer sous le poids de ce bilan, de ce boulet, et sous l'amicale pression de son Premier ministre, pressé de tenter sa chance", a-t-il poursuivi.

"À l'Assemblée nationale hier, M. le Premier ministre, vous avez dit que vous n'étiez pas en poste pour éteindre la lumière avant de partir", a ajouté le sénateur de Seine-Saint-Denis. "Laissez-la allumée, ainsi nous pourrons nous mettre au travail immédiatement".

"A défaut de changer la face du quinquennat, je formule le vœu que votre nomination assure la dignité du terme de cette présidence", a dit de son côté François Zocchetto (UDI-UC). "La situation à laquelle notre pays est confronté ne permet pas de passer les cinq prochains mois par pertes et profits".

Pour Eliane Assassi, (Communiste, républicain et citoyen), l'échec de François Hollande "n'est pas dû à la droite, il est lié au renoncement par rapport aux promesses de campagne, il est causé par une soumission au dogme des traités européens libéraux". Jean Desessard (Écologiste) a fait part de sa déception face aux renoncements écologistes du quinquennat.

"Nous avons confiance en vous, en votre gouvernement, pour tenir la barre et préparer l'avenir", a lancé pour sa part le patron des sénateurs PS Didier Guillaume. "La gauche fera tout pour ne pas laisser détruire ce qu'elle a construit".

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le