Sénat : composition finale des groupes politiques après les sénatoriales
Qui a gagné des sièges et qui en a perdus ? La composition exacte des groupes politiques est arrêtée ce mardi, au Sénat.

Sénat : composition finale des groupes politiques après les sénatoriales

Qui a gagné des sièges et qui en a perdus ? La composition exacte des groupes politiques est arrêtée ce mardi, au Sénat.
Public Sénat

Par François Vignal, avec Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

5 min

Publié le

Mis à jour le

On connaît aujourd’hui la composition exacte des groupes politique du Sénat. On savait qu’au soir des sénatoriales, la répartition n’était pas figée. Après plus d’une semaine de tractations feutrées à la Haute assemblée, discussions de couloir et coups de fils, on y voit plus clair. Le Sénat de 2017 totalise 7 groupes politiques, contre 6 avant le scrutin du 24 septembre.

Source : Sénat - Infographie : Guillaume Jacquot

145 LR, 78 PS et 49 centristes

Le groupe LR est le premier groupe du Sénat, avec 145 sénateurs au final. Soit 3 de plus qu’avant les sénatoriales. Au soir du scrutin, on le donnait plus haut, mais 9 sénateurs sont partis au nouveau groupe République et territoires – les indépendants.

Le groupe PS compte 78 sénateurs. Bien que de sensibilité macroniste, Bernard Jomier le rejoint. Il était adjoint à la santé de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo. Ils étaient 86 sénateurs PS avant le renouvellement de la moitié du Sénat. Le groupe limite donc bien la casse.

Vient ensuite le groupe Union centriste (à majorité UDI et avec quelques Modem), avec 49 sénateurs. Deux élus attendus au groupe centriste ont fait le choix du groupe République et territoires – les indépendants. Il sort cependant renforcé des sénatoriales. On comptait 42 centristes avant le scrutin.

21 sénateurs au groupe LREM, comme au RDSE

Le groupe La République En Marche compte 21 membres. Avant le renouvellement, ils étaient 29 sénateurs dans le groupe de la majorité présidentielle. Au soir du scrutin, une fourchette haute donnait 28 sénateurs. Mais des LR, Modem ou PRG ayant reçu l’investiture d’En Marche vont, comme cela était prévu, chez les Constructifs, à l’UC ou au RDSE.

A noter que le sénateur ex-PS de l’Hérault, Robert Navarro, est rattaché au groupe. Son nom avait déjà été évoqué en juin, lors de la création du groupe. Mis en examen en 2011 pour abus de confiance, le sénateur et sa femme ont été condamnés en 2016 à trois mois de prison avec sursis, 30.000 euros d'amende et 3 ans d'interdiction de droits civiques. Ils devaient aussi verser 85.720 euros pour préjudice matériel à la fédération PS de l'Hérault, qui les accuse d'avoir utilisé l'argent de la fédération pour régler des frais personnels : des billets d’avion mais aussi des frais de bouche avec des pizzas. Le couple a fait appel de la décision du tribunal.

Le groupe RDSE compte également 21 sénateurs. Le groupe réussit à gagner 5 sièges. Notamment à la faveur du rapprochement entre radicaux de gauche du RPG et radicaux de droite du Parti radical (valoisien). Jean-Marc Gabouty, ancien du groupe UC, rejoint ainsi les radicaux, tout comme Nathalie Delattre et Franck Menonville, élu dans la Meuse. Ce dernier avait également reçu le soutien de LREM. Le groupe compte maintenant 7 sénateurs PRG.

Les écologistes Ronan Dantec (EELV) et Joël Labbé viennent aussi renforcer ce groupe. Le premier a tenté toute la semaine dernière de constituer un groupe composé d’écologistes et d’élus divers gauche, sans y parvenir.

Le groupe compte également Éric Gold (membre du PRG et élu sur la liste LREM du Puy-de-Dôme), Olivier Léonhardt (ex-PS, élu sur une liste vallsiste en Essonne), Stéphane Artano, sénateur de Saint-Pierre-et-Miquelon, et Jean-Pierre Corbisez (PS, Pas-de-Calais).

Groupe communiste à 15

Le groupe communiste totalise 15 sénateurs. Et change de nom au passage. Il devient le groupe Communiste, républicains, citoyens et écologistes. Si le PCF n’a pas dans son histoire affirmé une grande sensibilité écologiste – il défend notamment le nucléaire – tout en évoluant récemment, cette dénomination permet d’accueillir Esther Benbassa, sénatrice EELV de Paris, rattachée au groupe. Ses positions sur les libertés publiques pourront en revanche rejoindre sans problème celles des communistes. Guillaume Gontard, de sensibilité écologiste mais élu en Isère avec l’appui du PCF, rejoint comme prévu le groupe. La surprise vient de Pierre Yves Collombat. Cet ancien socialiste était jusqu’ici au groupe RDSE. Mais il avait soutenu Jean-Luc Mélenchon, lors de la présidentielle.

Vient enfin le nouveau groupe République et territoires – les indépendants, qui rassemble des élus essentiellement LR mais aussi centristes, de sensibilité constructive à l’égard d’Emmanuel Macron. Ils sont 11.

5 sénateurs siègent chez les non-inscrits, dont les deux FN. A noter que 3 sièges sont actuellement vacants : ceux de François Baroin, d'Henri de Raincourt et de Jean-Pierre Raffarin, qui ont démissionné. Des élections partielles auront donc lieu début décembre et devraient permettre de renforcer le groupe LR.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
10min

Politique

« Il faut qu’il abatte son jeu et rentre sur le terrain » : Bruno Retailleau pourrait être candidat officiel des LR pour 2027 dès dimanche

Les militants LR sont appelés à choisir le mode de désignation de leur candidat ce week-end. Mais entre primaire fermée, primaire semi-ouverte et président du parti propulsé candidat, c’est la troisième option qui tient la corde. De quoi permettre au président des LR de lancer le second étage de la fusée et dévoiler son programme « de rupture ». Un meeting est en préparation avant l’été. Il pourrait se faire au Parc floral de Paris, le 20 juin.

Le