SNCF : Martinez propose un débat en « face à face » avec le Premier ministre
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, était l’invité de Territoires d’Infos, vendredi matin, sur Public Sénat. Interrogé sur la grève, il affirme que les actions ne sont pas terminées.

SNCF : Martinez propose un débat en « face à face » avec le Premier ministre

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, était l’invité de Territoires d’Infos, vendredi matin, sur Public Sénat. Interrogé sur la grève, il affirme que les actions ne sont pas terminées.
Public Sénat

Par Maud Larivière

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Le tribunal de grande instance de Bobigny a condamné jeudi la SNCF à payer les journées de repos des cheminots qui coïncident avec des jours de grèves.

« C’est une très bonne décision du tribunal qui redit le droit » déclare Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT qui fait le bilan de la grève contre la réforme de la SNCF : « La première chose, c’est qu’on puisse avoir un vrai débat sur le service public du ferroviaire et d’ailleurs la loi ne règle pratiquement aucun problème » constate-t-il en ajoutant que ce débat n’est pas « suffisant ». Pour palier à ce problème, le syndicaliste a une idée : « Je lance un défi aujourd’hui : je propose qu’on puisse avoir un débat avec le Premier ministre, face à face, tous les deux, sur l’enjeu du service public ferroviaire, un débat télévisé. Parce qu’il y a besoin qu’on continue de parler ».

Selon lui, il reste des problèmes non réglés : « On n’a pas réglé le problème des petites lignes. L’aménagement du territoire, c’est un problème de l’État. L’État doit veiller à ce que tous les citoyens, dans cette république, aient accès au même service public » affirme-t-il. D’après lui, l’ouverture à la concurrence risque d’être un fléau pour ces lignes. « Je ne connais aucun investisseur privé qui va investir de l’argent pour emmener les enfants à l’école par le train ».

« Le débat n’est pas réglé »

Olivier Martinez souligne également le problème du fret et le paradoxe du gouvernement. « Le fret marchandise continue à diminuer. Un train de marchandise, c’est 55 camions en moins sur la route. Donc on peut mettre l’écologie dans l’article premier de la constitution, si on multiplie le nombre de camions sur les routes, ça, ça n’est pas réglé ». « On parle beaucoup de mettre moins d’argent dans la SNCF, mais on continue à aider financièrement les transporteurs routiers pour que les camions continuent à être sur les routes » explique-t-il en rappelant que les engins « dégradaient » les routes. « Donc vous voyez le débat n’est pas réglé ».

« La convention collective, c’est aussi un problème qui n’est pas réglé. Il y a très peu de choses dans la convention collective du ferroviaire. Les futurs cheminots ont le choix entre le statut des cheminots, ou rien » regrette-t-il.

Une poursuite de la grève est envisagée par la CGT en juillet, et possiblement pour le départ en vacances. « Les actions ne sont pas terminées, ni là, ni à la rentrée » tranche le syndicaliste.

« Il y aura des nouvelles formes d’actions » informe-t-il.

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